Abidjan, 21 mai 2024 – Un atelier de trois jours, initié conjointement par l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) et l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), avec le soutien du Gouvernement Canadien, se déroule actuellement à Abidjan. Ce programme vise à renforcer la collaboration entre les administrations douanières africaines pour prévenir l’usage détourné des produits chimiques, une menace grandissante au niveau mondial.
Cet événement rassemble 60 spécialistes de l’administration douanière, venus de 17 pays francophones et 02 anglophones d’Afrique. Ces professionnels sont formés aux meilleures pratiques en matière de surveillance des produits chimiques, depuis leur entrée sur le territoire jusqu’à leur utilisation finale. Les sessions de formation portent sur la traçabilité de ces produits et leurs différents usages, avec un accent particulier sur la prévention de leur détournement à des fins malveillantes.
Les Douaniers à l’avant-garde
Le rôle des douaniers est primordial dans cette lutte, étant le premier rempart sécuritaire pour les marchandises entrant sur le territoire. L’Administrateur Général des Douanes Ivoiriennes, DA Pierre Alphonse, a exprimé ses attentes élevées vis-à-vis de cet atelier, soulignant que les produits chimiques, bien que vitaux pour diverses applications quotidiennes, peuvent être transformés en armes destructrices.
Perspectives et soutiens Internationaux
La représentante de l’OIAC a souligné la montée en puissance des produits chimiques dans la fabrication des armes de destruction massive, mettant en lumière l’urgence de renforcer les mécanismes de surveillance. Elle a salué l’engagement des autorités douanières à adopter ces nouveaux outils de contrôle.
Le rôle des douaniers est primordial dans cette lutte, étant le premier rempart sécuritaire pour les marchandises entrant sur le territoire. L’Administrateur Général des Douanes Ivoiriennes, DA Pierre Alphonse, a exprimé ses attentes élevées vis-à-vis de cet atelier, soulignant que les produits chimiques, bien que vitaux pour diverses applications quotidiennes, peuvent être transformés en armes destructrices.

L’ambassadeur du Canada en Côte d’Ivoire a quant à lui illustré l’ampleur des dommages causés par les armes chimiques à travers le monde, insistant sur la nécessité de réguler les intrants nécessaires à leur fabrication. Il a réaffirmé l’engagement de son pays à soutenir les initiatives visant à promouvoir le bien-être humain et à réduire les souffrances globales.
Le Directeur de Cabinet du Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur a exprimé sa satisfaction d’accueillir cet atelier en Côte d’Ivoire, espérant que les discussions mèneront à de nouvelles perspectives sur l’utilisation des produits chimiques, afin de prévenir leur détournement en armes destructrices.
En Côte d’Ivoire, la lutte contre l’usage non éthique des produits chimiques est un enjeu de premier plan, porté par la Commission pour l’Interdiction des Armes Chimiques. Cette commission sensibilise régulièrement les acteurs et utilisateurs aux risques associés à ces produits. L’atelier en cours est le deuxième de ce type organisé sur le sol ivoirien, après une première édition en 2016, démontrant l’engagement continu du pays dans cette lutte.
Objectifs et espoirs
L’atelier vise non seulement à partager des expériences et des bonnes pratiques, mais aussi à renforcer les capacités des douaniers africains pour mieux contrôler les produits chimiques et empêcher leur usage détourné. Les discussions et formations abordent des thèmes cruciaux comme la traçabilité, la régulation des intrants et les méthodes de surveillance avancées.
Cet Atelier International Pair à Pair des administrations douanières africaines marque une étape importante dans la coopération internationale pour la sécurité et la prévention des risques liés aux produits chimiques. Grâce à l’appui de partenaires comme l’OIAC, l’OMD et le gouvernement canadien, les douaniers africains sont mieux préparés à relever les défis posés par ces substances potentiellement dangereuses, contribuant ainsi à la sécurité et à la paix dans la région et au-delà.
L’atelier vise non seulement à partager des expériences et des bonnes pratiques, mais aussi à renforcer les capacités des douaniers africains pour mieux contrôler les produits chimiques et empêcher leur usage détourné.

