La deuxième édition du Voyage d’immersion culturelle de l’Union des Journalistes Culturels de Côte d’Ivoire (UJOCCI) a conduit les professionnels des médias au cœur du patrimoine vivant du professeur Amoa-Urbain, à N’Douci. Après un premier voyage à Grand Bouboury, c’est à Amoa-City que les plumes culturelles du pays ont posé leurs valises, à la découverte d’un lieu unique où mémoire, tradition et savoirs ancestraux se conjuguent au présent.
La journée a débuté par une conférence captivante sur « Le rôle de la notabilité dans le développement d’un village », animée par le Pr Amoa-Urbain. Dans une ambiance conviviale et studieuse, le professeur a rappelé le rôle central des notables comme gardiens des traditions, mais aussi comme acteurs incontournables du développement local. La chefferie traditionnelle de N’Douci, présente à ses côtés, a participé activement à cet échange qui a ravivé l’intérêt pour les structures coutumières dans la gouvernance des territoires.
Mais c’est au site historique de Kanga Nianzé que l’émotion a atteint son sommet. Situé en bordure de la rivière sacrée Bodo, ce lieu servait autrefois de point de passage pour les esclaves en partance vers les côtes. Là, ils recevaient le tristement célèbre bain de l’oubli. Devant la stèle érigée en mémoire de ces âmes perdues, les journalistes se sont tus, profondément touchés par la force symbolique de cet espace où l’histoire parle encore.
Situé en bordure de la rivière sacrée Bodo, ce lieu servait autrefois de point de passage pour les esclaves en partance vers les côtes.

Point d’orgue de cette immersion : la visite d’Amoa-City, vaste domaine de 15 hectares pensé et conçu par le Pr Amoa-Urbain comme un sanctuaire dédié à la sagesse africaine et à la diplomatie coutumière. À travers ses totems, ses chemins rituels, son théâtre de verdure, son lac artificiel, sa bibliothèque et ses espaces de méditation, Amoa-City est une académie spirituelle à ciel ouvert. Chaque recoin de ce lieu invite à la réflexion, au souvenir, à la transmission.
La figure de la Reine Abla Pokou, entre autres grandes personnalités de l’histoire africaine, plane sur les lieux comme une gardienne silencieuse. L’héritage immatériel y est palpable, entretenu avec soin pour inspirer les générations futures.
À travers ses totems, ses chemins rituels, son théâtre de verdure, son lac artificiel, sa bibliothèque et ses espaces de méditation, Amoa-City est une académie spirituelle à ciel ouvert.

Alors que tombait le crépuscule sur ce domaine chargé d’histoire, les journalistes de l’UJOCCI sont repartis nourris d’enseignements, riches d’une expérience humaine et patrimoniale unique. Amoa-City n’est pas seulement un lieu, c’est un message : celui d’une Afrique fière de ses racines, forte de ses traditions, et résolument tournée vers l’avenir.
Un voyage qui n’a laissé personne indifférent. Un appel à réveiller, préserver et célébrer les trésors enfouis de notre culture commune.
