3e FIMORE : les acteurs de la mode réfléchissent sur le recyclage pour sauver la planète

Youssef Izoudine
4 min de lecture
Les acteurs de la mode

La mode au service de l’environnement. C’est l’ambition affichée lors de la 3e édition du Festival International de la Mode Recyclage (FIMORE), organisée par la Fondation DM. Ce vendredi 20 septembre, au siège de l’UNESCO, Sia Kele Prospère, commissaire général du festival, a lancé officiellement les festivités.

Cette édition 2024, prévue à Yamoussoukro, s’articule autour du thème « Mode durable et biodiversité », contribuant ainsi aux Objectifs du Développement Durable (ODD).

Mode et développement durable : une synergie nécessaire

Dans un contexte où le changement climatique affecte les écosystèmes, la gestion des déchets devient une priorité mondiale. En abordant cette question à travers l’angle de la mode, FIMORE se positionne comme une plateforme unique visant à sensibiliser non seulement les créateurs, mais également le grand public. Selon Sia Kele Prospère, « ce festival a été initié pour sensibiliser les acteurs de la mode et le grand public à mieux gérer leurs déchets et à les réutiliser ».

Pour le commissaire général, cette lutte ne concerne pas seulement les créateurs, mais l’ensemble de la société : « Nous savons que notre action a de l’impact », a-t-il affirmé, en appelant à une réflexion globale sur la question.

Une plateforme de partage et d’innovation

La particularité du FIMORE réside dans l’alliance entre l’art, la création et la défense de l’environnement. Le festival, qui enregistre la participation d’institutions telles que l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) et l’Institut Pasteur, réunira également des représentants de plusieurs pays, notamment le Sénégal, la Guinée, la RD Congo et la France. Ce sera l’occasion pour les participants d’échanger des expériences et de promouvoir l’innovation en matière de recyclage et de mode durable.

« ce festival a été initié pour sensibiliser les acteurs de la mode et le grand public à mieux gérer leurs déchets et à les réutiliser ».

Un concours de créateurs mettra en lumière la capacité des artistes à valoriser les déchets dans des créations innovantes et respectueuses de l’environnement. Cette initiative vise à démontrer que le recyclage peut être à la fois un levier de créativité et une solution au problème croissant des déchets.

Recyclage : un défi politique

Malgré l’enthousiasme des participants et des créateurs, le Pr Kacou Charles, intervenant lors du lancement, a souligné un obstacle majeur : « Concernant le recyclage, on prêche dans le désert si le gouvernement ne nous accompagne pas », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une réelle volonté politique pour garantir les bienfaits du développement durable. Selon lui, le recyclage en Côte d’Ivoire ne pourra se généraliser sans un soutien actif de l’État.

La situation est alarmante. La Côte d’Ivoire produit 400 000 tonnes de déchets plastiques chaque année, mais seulement 10 % sont recyclés. Le reste contribue à la pollution environnementale et aggrave les effets du changement climatique.

L’UNESCO aux côtés du FIMORE

L’UNESCO, partenaire de cet événement, soutient activement cette initiative qui allie culture, art et écologie. Ce soutien renforce la légitimité du festival et souligne l’importance de telles initiatives pour sensibiliser à l’urgence environnementale.

En conclusion, cette 3e édition du FIMORE représente un carrefour de la mode et du recyclage, avec un objectif clair : promouvoir une mode durable et inspirer des actions concrètes pour la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique.

La Côte d’Ivoire produit 400 000 tonnes de déchets plastiques chaque année, mais seulement 10 % sont recyclés. Le reste contribue à la pollution environnementale et aggrave les effets du changement climatique.

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