Chérif Hamed Haïdara ne cache pas son admiration pour Alassane Ouattara. Pourtant, le président du Rassemblement démocratique ivoirien (RDI) ne prévoit pas de rejoindre le RHDP. Une position qu’il assume au nom de l’indépendance de son parti.
« Alassane Ouattara est mon référent politique. » La déclaration de Chérif Hamed Haïdara, le 16 septembre 2026, résume assez bien le rapport qu’il entretient avec le chef de l’État. Le président du RDI revendique son soutien à Alassane Ouattara, allant jusqu’à assumer le surnom de « fils d’Ado » que lui donnent certains de ses proches.
Mais pour lui, cette proximité ne signifie pas une appartenance au RHDP. Le RDI, insiste-t-il, reste un parti « non aligné », avec sa propre vision et ses propres ambitions pour la Côte d’Ivoire.
« Nous ne sommes ni à droite ni à gauche »
Chérif Hamed Haïdara défend une ligne politique fondée sur le rassemblement. Le RDI veut, selon lui, réunir des Ivoiriens de différentes origines, religions et sensibilités politiques.
Dans cette logique, partager ponctuellement une même position avec un autre parti ne signifie pas nécessairement lui être affilié. Le responsable politique estime ainsi qu’un parti peut soutenir une initiative du pouvoir tout en conservant sa liberté de critique et de proposition.
Le président du RDI revendique son soutien à Alassane Ouattara, allant jusqu’à assumer le surnom de « fils d’Ado » que lui donnent certains de ses proches.

C’est précisément cette liberté que le RDI entend préserver.
Pourquoi Alassane Ouattara ?
Pour expliquer son soutien au chef de l’État, Haïdara met en avant le parcours politique d’Alassane Ouattara. Il évoque notamment les difficultés rencontrées par l’ancien Premier ministre de Félix Houphouët-Boigny et sa persévérance jusqu’à son accession à la présidence de la République.
Cette trajectoire, dit-il, correspond aux valeurs de travail, de justice et de résilience auxquelles il dit être attaché depuis son enfance.
Il se définit ainsi comme « Alassaniste », tout en revendiquant également l’héritage d’Houphouët-Boigny.
Sur le bilan du président Ouattara, Haïdara cite notamment la stabilité du pays, le développement économique et le rayonnement international de la Côte d’Ivoire. Il considère que ces éléments justifient son soutien au chef de l’État.
Pas question de rejoindre le RHDP
Malgré cette proximité, Chérif Hamed Haïdara ne voit pas, pour l’heure, le RDI intégrer le RHDP.
Il explique que les militants de son parti souhaitent conserver la possibilité de s’exprimer librement sur les questions nationales. « Pour l’instant, il n’est pas à l’ordre du jour que le RDI rejoigne le RHDP », affirme-t-il.
Sur le bilan du président Ouattara, Haïdara cite notamment la stabilité du pays, le développement économique et le rayonnement international de la Côte d’Ivoire

Une décision qui ne relève pas, selon lui, d’une volonté de s’opposer au pouvoir. Le président du RDI estime plutôt que son parti peut être utile en restant autonome et en formulant des propositions.
Soutenir sans s’aligner
La position défendue par Chérif Hamed Haïdara repose donc sur une distinction entre proximité politique et appartenance partisane. Il affirme pouvoir soutenir le président de la République lorsqu’il estime que ses orientations vont dans le sens des intérêts du pays, tout en conservant la liberté de critiquer ou de proposer.
Il prévient d’ailleurs que cette proximité n’est pas irréversible. Si la vision du pouvoir venait à être, selon lui, contraire aux attentes du peuple ivoirien, le RDI pourrait en tirer les conséquences.
Pour l’heure, Chérif Hamed Haïdara maintient donc le cap : proche d’Alassane Ouattara, mais indépendant du RHDP.