Le Sofitel Hôtel Ivoire a servi de cadre, mardi 16 septembre 2025, à la première mondiale du documentaire « Et si Kong m’était Ra-kong-té », une œuvre signée par le journaliste multi-primé Serge Koléa. Pendant 52 minutes, le film plonge dans l’histoire fascinante de l’empire de Kong, depuis sa fondation au XVIIIᵉ siècle par l’empereur Sékou Ouattara, jusqu’à son déclin, en mettant en lumière son héritage toujours vivant.
Organisée par Imagin’com et le Club des amis de la culture (Cdac), la projection s’est tenue sous le haut patronage de la présidente du Sénat, Kandia Camara, avec le soutien du ministre d’État, ministre de la Défense Téné Birahima Ouattara, et le co-parrainage des ministres Françoise Remarck (Culture et Francophonie) et Adama Diawara (Enseignement supérieur et Recherche scientifique).
Kong, symbole de rayonnement ouest-africain
À travers témoignages, reconstitutions et analyses d’historiens, d’anthropologues et de descendants, le film révèle Kong comme un centre de puissance, de commerce, de spiritualité et de dialogue interculturel en Afrique de l’Ouest. Dès 1710, sous le règne de Sékou Ouattara, stratège et bâtisseur visionnaire, la cité s’imposa comme un modèle d’organisation politique, sociale et militaire qui rayonna au-delà de ses frontières.
Même après sa destruction par Samory Touré, qui l’accusait de collusion avec la France, l’empire a survécu grâce à l’action conjointe du frère et du fils de son fondateur, chacun dirigeant un royaume. Cette résilience historique témoigne de la vitalité d’un héritage qui perdure encore aujourd’hui.
À travers témoignages, reconstitutions et analyses d’historiens, d’anthropologues et de descendants, le film révèle Kong comme un centre de puissance, de commerce, de spiritualité et de dialogue interculturel en Afrique de l’Ouest
Mémoire vivante et reconnaissance mondiale
Le documentaire souligne la reconnaissance internationale de Kong, dont les vestiges sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Serge Koléa établit un parallèle audacieux entre Sékou Ouattara, Gaoussou Ouattara et l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara, présenté comme le « fils prophétique de Kong » ayant ravivé « la flamme d’un héritage millénaire ».
Dans un message lu par Mama Ouattara, la présidente du Sénat Kandia Camara a salué une œuvre qui « transforme notre mémoire en levier de réveil » et contribue à renforcer la mémoire collective tout en stimulant l’industrie culturelle ivoirienne. Elle a rappelé que ce secteur avait généré plus de 250 emplois directs en 2024, soulignant ainsi l’importance de telles initiatives pour l’économie et l’identité nationale.
Serge Koléa établit un parallèle audacieux entre Sékou Ouattara, Gaoussou Ouattara et l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara, présenté comme le « fils prophétique de Kong » ayant ravivé « la flamme d’un héritage millénaire ».
Une fresque historique au service du présent
Avec « Et si Kong m’était Ra-kong-té », Serge Koléa signe une fresque historique qui dépasse le récit d’un empire disparu. Le film se présente comme un outil de transmission et de réappropriation, invitant les Ivoiriens et l’ensemble des Africains à puiser dans leur mémoire collective pour mieux construire l’avenir.
