Sandra Luce : l’art comme passerelle entre l’Europe et l’Afrique

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Sandra Luce est une femme aux multiples facettes : actrice de renommée internationale, coach artistique, créatrice de contenus et aspirante productrice. Partagée entre l’Europe, où elle a façonné son art, et l’Afrique, terre de sa réinvention, elle incarne un pont vivant entre deux univers. Nous avons échangé avec cette personnalité rayonnante qui navigue avec grâce entre les caméras et les cœurs du public ivoirien.

Présentez-vous en quelques mots

Je suis une passeuse d’histoires. Actrice de métier, exploratrice de cœur. Mon chemin a commencé sur les planches, en quête de vérité, de frissons, de cette étincelle qu’on ne triche pas. Puis la caméra m’a appelée, cette loupe qui révèle l’âme. J’aime aller là où l’on ne m’attend pas, bâtir des ponts entre les mondes, faire émerger des voix, raconter ce qui ne se dit pas toujours avec des mots. Ce que je cherche, partout où je vais ? L’authenticité. Le feu sacré. Et ce petit quelque chose d’indicible qu’on appelle la lumière.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de tourner et de vous investir en Côte d’Ivoire ?

C’est une histoire d’amour. Une intuition qui s’est transformée en évidence. En venant ici la première fois, j’ai senti une vibration particulière : une énergie créative, vivante, brute. J’ai eu envie de me déposer, de raconter des histoires autrement, d’écouter la terre et ses gens. La Côte d’Ivoire, c’est un carrefour d’âmes, de talents, de cultures, et je crois profondément que le futur du cinéma passe aussi par ici.

Votre tout premier contact avec le public ivoirien… vous vous en souvenez ?

Oh oui. Comment l’oublier ? C’était à la sortie de la série CACAO la saison 1, réalisée par Alex Ogou. Quand je suis revenue en Côte d’Ivoire, à la sortie de l’aéroport. Une femme m’a prise dans ses bras en me disant simplement : “Toi, tu es vraie. On te sent et on t’aime.” Ce moment-là m’a bouleversée. Tout d’abord parce que c’était la première fois qu’une inconnue me reconnaissait et surtout parce que j’étais en train de vivre un rêve éveillé. Depuis, à chaque tournage, chaque projection, je ressens cette chaleur humaine si précieuse. Mon cœur est gonflé de gratitude.

La Côte d’Ivoire, c’est un carrefour d’âmes, de talents, de cultures, et je crois profondément que le futur du cinéma passe aussi par ici.

Sandra Luce : l’art comme passerelle entre l’Europe et l’Afrique

Vous semblez très bien accueillie ici. Que représente pour vous cet amour du public ivoirien ?

C’est un cadeau inestimable. Ici, on ne triche pas avec l’émotion. Le public ivoirien ne t’applaudit pas pour te faire plaisir, il t’applaudit parce qu’il ressent. Et quand il t’adopte, c’est de tout son cœur. Cet amour, je le reçois comme une responsabilité. Celle de continuer à incarner des rôles forts, mais aussi de créer des ponts entre les cultures. D’inspirer, à mon tour.

Qu’est-ce que vous retrouvez en Côte d’Ivoire, humainement ou culturellement, que vous ne trouvez nulle part ailleurs ?

La spontanéité. L’humour. L’art de la débrouille et la profondeur dans le regard des gens. Ici, on te dit « ça va aller » et tu y crois, parce qu’on sait que la lumière finit toujours par jaillir. J’ai retrouvé ici une forme de liberté intérieure. Et artistiquement, c’est un terreau fertile incroyable : entre le cinéma, la spiritualité, la musique, la culture, les traditions, c’est un continent d’histoires à raconter.

Comment aimeriez-vous que les Ivoiriens vous perçoivent aujourd’hui, au-delà des rôles que vous interprétez ?

Comme une sœur de cœur. Une actrice engagée, mais aussi une femme de transmission, d’écoute et de rêve. Je ne veux pas juste jouer des rôles et repartir, j’aimerais humblement faire partie du paysage culturel ivoirien de manière durable, transmettre ce que j’ai appris, et grandir avec le public. Mon but, c’est d’ouvrir des portes.

Le public ivoirien ne t’applaudit pas pour te faire plaisir, il t’applaudit parce qu’il ressent. Et quand il t’adopte, c’est de tout son cœur.

Sandra Luce : l’art comme passerelle entre l’Europe et l’Afrique

Vous travaillez sur un projet innovant… pouvez-vous nous en dire plus ?

Avec joie ! Je développe actuellement un projet de fiction qui me tient énormément à cœur : « Xplore Action », une série interactive tournée en Afrique de l’Ouest, où le spectateur devient acteur de l’histoire. C’est une aventure immersive, éducative et ludique, où chaque épisode propose un dilemme, un choix, une conséquence. On suit Tia, une exploratrice intrépide, à travers des lieux mystiques, des savoirs ancestraux et des rencontres vibrantes. C’est une invitation à se connecter à ses racines, à ses trésors… et à soi-même.

Un dernier mot pour les lecteurs/lectrices ?

N’oubliez pas de raviver ce feu sacré qu’il y a en vous. Celui qui ne demande pas la permission. Celui qui rêve grand, qui ose à voix haute. Et voir jusqu’où, ensemble, on peut le faire danser. « Je suis parce que nous sommes. » C’est la philosophie UBUNTU. Si je brille ici, c’est parce que vous éclairez.

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César Kouamé est un journaliste ivoirien engagé, spécialisé dans les questions d’intérêt public, notamment l’environnement, le climat et les dynamiques sociales en Afrique de l’Ouest. Fort d’une expérience en journalisme de terrain et en enquêtes transfrontalières, il a collaboré avec plusieurs médias de référence et occupe des fonctions éditoriales stratégiques. Actuellement rédacteur en chef et fondateur du média en ligne papot.net, il œuvre pour une information indépendante, accessible et orientée vers l’impact. Son travail s’inscrit dans une démarche de promotion de la transparence, du développement durable et des Objectifs de développement durable (ODD). Lauréat de programmes internationaux, il s’investit également dans des initiatives panafricaines visant à renforcer le journalisme d’investigation et l’innovation dans les médias.
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