L’Union nationale des artistes de Côte d’Ivoire entame une nouvelle étape de son histoire. Réunis le samedi 25 avril 2025 à Cocody II Plateaux, les membres du Comité Ad Hoc de transition ont animé un point de presse autour du thème : « Relance, restructuration et nouvelle orientation de l’UNARTCI ».
Prenant la parole au nom du comité, N’Guessan Célestin Boudou a rappelé la mission fondatrice de l’organisation, créée en 2006 pour rassembler les artistes, défendre leurs intérêts matériels et moraux et promouvoir la culture ivoirienne.
Cependant, les initiateurs de cette relance reconnaissent que, au fil des années, l’UNARTCI a perdu de son dynamisme. Parmi les difficultés évoquées figurent l’absence d’activités structurantes, le manque de visibilité institutionnelle, la non-tenue régulière des instances dirigeantes et l’expiration des mandats. Face à cette situation, le comité a annoncé la fin des fonctions du bureau sortant. Dans la foulée, un Comité Ad Hoc de transition a été mis en place pour conduire la restructuration de l’organisation et préparer une Assemblée Générale élective.
Cette future assemblée est annoncée comme démocratique, inclusive et transparente, avec pour objectif de redonner une légitimité forte aux nouvelles instances dirigeantes.
Mise en place d’un comité de transition
Le comité de transition aura pour principales missions :
· recenser les artistes membres,
· rétablir la cohésion interne,
· actualiser les textes de fonctionnement,
· rechercher un siège fonctionnel,
· mobiliser des partenaires,
· organiser les élections à venir.
Une ambition de modernisation
Les responsables affichent une volonté de bâtir une UNARTCI modernisée, fondée sur une gestion transparente et professionnelle. L’organisation entend également renforcer sa capacité à défendre les intérêts des artistes auprès des institutions publiques et privées.
Le projet prévoit par ailleurs une dimension sociale importante, avec la création d’une mutuelle, des mécanismes d’assistance, de retraite et de solidarité. Sur le plan économique, il est question de multiplier les opportunités pour les acteurs culturels.
En conclusion, les responsables ont lancé un appel à l’unité du secteur culturel, insistant sur la nécessité de dépasser les divisions internes pour construire une organisation forte et crédible.
« L’UNARTCI revient plus forte, plus crédible et plus ambitieuse », a affirmé N’Guessan Célestin Boudou.
À travers cette réforme, les initiateurs espèrent redonner à l’UNARTCI toute sa place dans le paysage culturel ivoirien et en faire un véritable levier de développement pour les artistes.
