« Gazoua doit mourir » : une satire sociale ivoirienne qui interroge les traditions funéraires et l’argent

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Inspiré de la pièce de théâtre Les croques morts, le film Gazoua doit mourir, réalisé par Fidèle Koffi, plonge le spectateur dans une comédie dramatique où se mêlent humour, émotion et réflexion sur les pratiques funéraires en Côte d’Ivoire.

Coproduit par Manuela Pokossy et François Deplanck, ce long métrage a tenu en haleine un public venu en masse lors de son avant-première ce jeudi 28 novembre au cinéma Majestic du Sofitel Ivoire. Parmi les invités d’honneur figuraient des personnalités de premier plan, notamment le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly. Le film est déjà dans toutes les salles de cinéma depuis le vendredi 29 novembre 2024.

Un synopsis intrigant

Au cœur de l’histoire, Lago, un quinquagénaire vivant dans un quartier populaire d’Abidjan avec sa femme Nadège et leur fille, voit son quotidien bouleversé lorsque Luc, un médecin et ami d’enfance, lui apprend une terrible nouvelle : son frère cadet, Gazoua, est gravement malade et nécessite une transplantation cardiaque urgente. L’urgence vire au quiproquo après une soirée trop arrosée : Lago, sous l’effet de l’alcool et de la panique, annonce la mort prématurée de Gazoua à ses proches. La nouvelle, amplifiée par le bouche-à-oreille, déclenche une cascade de rumeurs et une mobilisation pour des funérailles déjà anticipées. Au lendemain de cette annonce précipitée, Lago se réveille face à une vérité inconfortable, plongeant le récit dans une suite de malentendus hilarants et d’interrogations sur les valeurs sociales.

Coproduit par Manuela Pokossy et François Deplanck, ce long métrage a tenu en haleine un public venu en masse lors de son avant-première ce jeudi 28 novembre au cinéma Majestic du Sofitel Ivoire.

« Gazoua doit mourir » : une satire sociale ivoirienne qui interroge les traditions funéraires et l’argent

Un casting et une bande originale au diapason

Le film réunit un casting impressionnant avec Oméga David dans le rôle de Lago, soutenu par Fortuné Akakpo et Dosso Tiékoumba. Leur interprétation poignante et souvent comique a conquis le public. L’ambiance est sublimée par la bande originale signée par Yodé et Siro, figures emblématiques du zouglou ivoirien, dont la musique ajoute une touche d’authenticité à l’œuvre.

Des défis et une fierté pour les producteurs

Fidèle Koffi, le réalisateur, confie son attachement à ce projet : « Je suis fier de ce bébé qui vient enrichir le patrimoine africain. » Pour Manuela Pokossy-Coulibaly, coproduire ce film a été une aventure semée d’embûches, mais elle se réjouit du résultat : « J’ai appris des choses extraordinaires tout au long de ce processus. »

Le film réunit un casting impressionnant avec Oméga David dans le rôle de Lago, soutenu par Fortuné Akakpo et Dosso Tiékoumba. Leur interprétation poignante et souvent comique a conquis le public.

Un succès déjà récompensé

Présenté au Festival des Lagunes, Gazoua doit mourir a remporté le Prix du Public, signe d’un accueil enthousiaste avant sa sortie officielle. Ce film s’inscrit parmi les grandes productions cinématographiques ivoiriennes de cette fin d’année, suscitant à la fois des éclats de rire et une réflexion sur des questions sociétales importantes, notamment la gestion des funérailles et leur coût souvent exorbitant dans les communautés africaines.

Avec Gazoua doit mourir, Fidèle Koffi livre une œuvre pleine de subtilités, où le rire se mêle habilement à la critique sociale, confirmant une fois de plus la vitalité du cinéma ivoirien. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de septième art et les passionnés de récits ancrés dans la réalité africaine.

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César Kouamé est un journaliste ivoirien engagé, spécialisé dans les questions d’intérêt public, notamment l’environnement, le climat et les dynamiques sociales en Afrique de l’Ouest. Fort d’une expérience en journalisme de terrain et en enquêtes transfrontalières, il a collaboré avec plusieurs médias de référence et occupe des fonctions éditoriales stratégiques. Actuellement rédacteur en chef et fondateur du média en ligne papot.net, il œuvre pour une information indépendante, accessible et orientée vers l’impact. Son travail s’inscrit dans une démarche de promotion de la transparence, du développement durable et des Objectifs de développement durable (ODD). Lauréat de programmes internationaux, il s’investit également dans des initiatives panafricaines visant à renforcer le journalisme d’investigation et l’innovation dans les médias.
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