À la Librairie Carrefour Siloé, le silence feutré des rayons a cédé, le temps d’un après-midi, à une parole habitée. Le samedi 4 avril 2026, l’écrivaine Linda Famissa y a dédicacé son nouvel ouvrage L’école des horizons, dans une ambiance où la littérature s’est faite passerelle entre générations, rêves et réalités.
Plus qu’une simple cérémonie, la rencontre avait des allures de plaidoyer discret mais déterminé pour l’éducation. Paru en octobre 2025 aux éditions Plume Habile, L’école des horizons est un recueil de six nouvelles qui explore, avec finesse, les chemins parfois sinueux de l’apprentissage. Chaque récit y agit comme une lampe allumée dans l’obscurité des doutes, rappelant que l’école, au-delà des murs et des programmes, reste un levier de transformation individuelle et collective.

Chez Linda Famissa, l’écriture n’est jamais décorative. Elle est utile. Elle interroge, bouscule, mais surtout éclaire. Dans ce deuxième livre, l’auteure donne voix à des trajectoires d’enfants et de jeunes pour qui l’éducation devient une conquête intime. Il ne s’agit pas seulement de réussite scolaire, mais de dignité retrouvée, de possibles réinventés. Une manière, en creux, de poser une question essentielle : que devient une société qui renonce à instruire ses enfants ?
Ce positionnement s’inscrit dans la continuité de son premier ouvrage, La langue de mon patois, publié en 2023. Dans ce recueil de poèmes, elle sondait déjà les racines, explorant l’identité africaine, la mémoire collective et les fractures sociales. Avec L’école des horizons, elle déplace le regard sans renier ses obsessions : comprendre l’humain dans ses héritages et ses aspirations.

À Cocody, entre deux signatures et quelques échanges avec ses lecteurs, Linda Famissa a confirmé une chose : sa littérature ne cherche pas seulement à être lue, elle veut être vécue. Et peut-être même prolongée, dans les salles de classe, dans les familles, dans ces espaces où se fabriquent, souvent en silence, les futurs possibles.
Ainsi, derrière la dédicace, c’est une conviction qui s’affirme : l’éducation n’est pas une abstraction. Elle est une promesse. Et pour Linda Famissa, elle commence toujours par une histoire.