C’est un rêve devenu réalité pour Tanguy Blais, qui a concrétisé en novembre 2023 la 1ere édition de son concours de journalisme culturel. A la tête de Sion Medias Group, une structure de communication, événementielle et de production audiovisuelle responsable du Grand Prix Cultura, Tanguy Blais revient sur cette expérience enrichissante. Dans cet entretien exclusif, il partage ses perspectives pour l’édition 2024 tout en lançant un appel pressant aux autorités pour un soutient plus palpable.
- Pouvez-vous nous faire un point global sur l’organisation du Prix Cultura cette année ?
- Quels sont les succès et les défis majeurs que vous avez rencontrés jusqu’à présent ?
- Quelles sont les avancées notables depuis la dernière édition du Prix Cultura ?
- Avez-vous un appel à l’action à adressés aux structures étatiques concernées et aux mécènes de la culture ?
- Votre mot de fin
Pouvez-vous nous faire un point global sur l’organisation du Prix Cultura cette année ?
Cette année, comme les années précédentes nous aurons dans le fond et la forme la même organisation. Nous venons de terminer la phase de l’appel à candidatures. Nous recevrons également les différents travaux des journalistes éligibles, et cela prendra fin certainement le 30 septembre 2024. Après le jury se réunira pour délibérer.
Par ailleurs, les prix tels que le terrain, les sommes d’argent et le voyage, sont toujours d’actualité. L’innovation majeure que nous avons apportée est le Prix-école, qui mettra en compétition quatre grandes écoles de production audiovisuelle et/ou de journalisme. Il s’agira de produire un reportage de 13 minutes visant à mettre en valeur les potentialités culturelles et touristiques de la région du Gontougo.
Dans l’ensemble, tout se déroule bien jusqu’à présent, au moment de cette interview…rire…
Quels sont les succès et les défis majeurs que vous avez rencontrés jusqu’à présent ?
En ce qui concerne les succès et les défis, nous travaillons à ancrer cet événement innovant dans l’esprit de tout un chacun au plan national et international et déjà comme bilan nous pensons à mon humble avis avoir réussi à moitié ce pari. Aujourd’hui, il est accepté par les acteurs du secteur culturel et même d’autres secteurs mais le défi majeur reste de se maintenir au nombre des évènements de qualité en Côte d’Ivoire.
L’innovation majeure que nous avons apportée est le Prix-école, qui mettra en compétition quatre grandes écoles de production audiovisuelle et/ou de journalisme.

Quelles sont les avancées notables depuis la dernière édition du Prix Cultura ?
On peut noter l’intérêt croissant que suscite le Prix Cultura au-delà de nos frontières notamment : l’adhésion totale des acteurs culturels du Sénégal, du Bénin, du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso. Cela confirme les objectifs que nous souhaiterons atteindre.
Il faut le dire, nous avons été reçus par le Ministère de la Culture du Sénégal et du Cameroun, et certaines collaborations avec d’autres pays sont en cours de projet. Bien que le Prix Cultura soit actuellement un événement national, cette année, nous avons reçu douze candidatures de journalistes venant d’autres pays de la sous-région.
Pour finir, la qualité et la pertinence de l’événement suscitent l’intérêt de certaines institutions européennes et ivoiriennes, qui se montrent de plus en plus réceptives et nous accordent plus facilement des audiences.
Il faut le dire, nous avons été reçus par le Ministère de la Culture du Sénégal et du Cameroun, et certaines collaborations avec d’autres pays sont en cours de projet.

Comment évaluez-vous le soutien apporté par les structures étatiques telles que les Ministères de la Communication, de la Culture et Côte d’Ivoire Tourisme à l’organisation du Prix Cultura ?
On ne peut évaluer que ce que l’on a reçu… Dans ce cas précis, c’est avec un léger pincement au cœur que l’on constate pour le moment ô combien il est difficile de bénéficier de l’accompagnement de nos structures étatiques.
Voir ce soutien presque inexistant laisse penser que nos actions n’ont pas encore eu d’échos favorable auprès de nos autorités ou n’apporte aucun intérêt ou impact sur la société, et moins, sur les journalistes culturels et l’industrie culturelle et créative en Côte d’Ivoire. Nous estimons que le soutien de nos institutions reste un défi à relever.
Avez-vous un appel à l’action à adressés aux structures étatiques concernées et aux mécènes de la culture ?
Cet événement, que nous réalisons depuis trois ans maintenant, est dans l’intérêt de tous ! Chaque acteur culturel a une contribution à apporter pour le développement des industries culturelles et créatives en Côte d’Ivoire.
Si nous devions adresser un appel aux autorités, ce serait de leur demander de veiller à ce que des projets importants, qui apportent réellement une plus-value, soient suivis de près. Nous pensons humblement pouvoir les aider dans cette tâche.
Votre mot de fin
RDV le 16 Novembre 2024 à l’hôtel Azalaï pour célébrer hautement le journalisme culturel et découvrir le grand Prix Cultura 2024
