Le Directeur de Publication du quotidien en ligne « Le Faso.net » et deux de ses journalistes ont été convoqués par le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) du Burkina Faso pour une audition ce mercredi. Les accusations portent sur la diffusion de propos jugés « haineux » et « injurieux » à l’encontre du Président de la République burkinabé, Ibrahim Traoré, chef de la junte militaire actuellement au pouvoir.
Le CSC reproche aux journalistes des déclarations qui auraient visé le président Traoré de manière injurieuse, alimentant ainsi une rhétorique de haine contre le régime en place. Ces convocations s’inscrivent dans un contexte politique tendu, marqué par la gouvernance militaire au Burkina Faso, membre de l’Alliance des Etats du Sahel avec le Mali et le Niger. Cette alliance, formée de régimes militaires, fait face à des critiques et des pressions de la part de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la France, ancienne puissance coloniale, qui demandent un retour à l’ordre constitutionnel.
Le CSC reproche aux journalistes des déclarations qui auraient visé le président Traoré de manière injurieuse, alimentant ainsi une rhétorique de haine contre le régime en place.

Cette affaire n’est pas un cas isolé. D’autres médias, tant nationaux qu’internationaux, ont également subi des sanctions similaires. Parmi eux, TV5 Monde, Apanews, The Guardian, l’Agence Ecofin, ainsi que les radios BBC et VOA. Ces médias ont été suspendus pour avoir rapporté des informations sur des présumées exactions de l’armée burkinabé contre des civils. Le CSC a justifié ces suspensions en affirmant que ces informations pourraient troubler l’ordre public et porter atteinte à la crédibilité des forces armées burkinabé.
Cette affaire n’est pas un cas isolé. D’autres médias, tant nationaux qu’internationaux, ont également subi des sanctions similaires. Parmi eux, TV5 Monde, Apanews, The Guardian, l’Agence Ecofin, ainsi que les radios BBC et VOA.
La répression des médias et les convocations des journalistes soulignent la délicate situation de la liberté de la presse au Burkina Faso sous le régime militaire actuel. Les journalistes et les organisations de défense de la liberté de la presse s’inquiètent de ces mesures, les considérant comme des tentatives de museler la presse et de restreindre l’accès à des informations cruciales pour le public.
Le Conseil Supérieur de la Communication n’a pas encore précisé les suites de cette audition ni les éventuelles sanctions qui pourraient être prises à l’encontre des journalistes de « Le Faso.net ». Cependant, cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontés les médias dans les pays sous régimes militaires, où la liberté d’expression est souvent mise à rude épreuve.
