L’information de l’enlèvement du Préfet du département de Bilma (située au Nord-Est de la région d’Agadez), le Commandant Amadou Torda et sa délégation, qui a circulé sur les réseaux sociaux, a finalement été confirmée par les autorités compétentes nigériennes.
« Le vendredi 21 juin 2024 aux environs de 17 heures, le Préfet de Bilma et sa délégation, de retour d’une mission à Dirikou ont fait l’objet d’un « Guet-apens » à hauteur du village de Eguer (17 km au nord de Bilma) par des bandits armés à bord de deux véhicules Toundra. Malgré une résistance héroïque, ils ont été submergés et pris en otage », a indiqué le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Général de Brigade Mohamed Toumba, annonçant un bilan d’un décès, un blessé grave, cinq personnes enlevées, un véhiculé emporté et un autre de marque Toundra appartenant au ravisseur récupéré.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Général de Brigade Mohamed Toumba, annonçant un bilan d’un décès, un blessé grave, cinq personnes enlevées, un véhiculé emporté et un autre de marque Toundra appartenant au ravisseur récupéré.

Avec l’enlèvement du Préfet de Bilma et quelques membres de sa délégation, le Niger se voit une fois plus plongé au cœur de la lutte contre les terroristes qui organisent des expéditions punitives contre l’armée et des enlèvements de personnes sur son territoire. Le pays dirigé par une junte militaire avec à sa tête, le Général Tiani depuis le 26 juillet 2023, suite à un coup d’Etat sur le Président Mohamed Bazoum, a fait de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel l’une de ses priorités pour sa sécurité territoriale.
Avec l’enlèvement du Préfet de Bilma et quelques membres de sa délégation, le Niger se voit une fois plus plongé au cœur de la lutte contre les terroristes qui organisent des expéditions punitives contre l’armée et des enlèvements de personnes sur son territoire.
Par ailleurs, cet enlèvement intervient quelques jours après la libération, le 17 juin dernier, de trois nigériens de l’entreprise WAPCO Niger qui avaient été interpellés le 05 juin dernier à Sèmè-Podji au Benin sur le site du pipeline et inculpés puis condamnés à 18 mois de prison avec sursis, le jeudi 13 juin, pour « usurpation de titre » et « usage de données informatiques falsifiées », par la justice béninoise.