La célébration de l’Abissa 2024 s’est tenue du 20 octobre au 3 novembre dans la ville historique de Grand-Bassam, un lieu de rassemblement pour la communauté N’zima Kôtôkô de Côte d’Ivoire et du Ghana.
Sous le thème « L’Abissa, un patrimoine culturel pour le développement harmonieux du peuple N’zima Kôtôkô de Côte d’Ivoire et du Ghana », cette édition a mis l’accent sur la préservation et la valorisation de ce rituel ancestral en tant que socle d’unité, de paix et de développement pour le peuple N’zima et au-delà.
L’Abissa, festival de danse et de célébration, marque le passage vers une nouvelle année pour la communauté N’zima, mais revêt également un rôle sacré et symbolique. Véritable moment de communion et de réflexion, l’Abissa permet aux membres de cette communauté de renforcer leurs liens tout en confrontant ouvertement et pacifiquement les vérités et tensions accumulées. Dans ce cadre, les participants expriment leurs espoirs et leurs préoccupations, ce qui contribue à renforcer la cohésion sociale et à favoriser un climat de paix et de réconciliation.
L’Abissa, festival de danse et de célébration, marque le passage vers une nouvelle année pour la communauté N’zima, mais revêt également un rôle sacré et symbolique.

Lors de la cérémonie de clôture, Sa Majesté Awulae Tanoe Amon, Roi des N’zima Kôtôkô de Côte d’Ivoire et Président de la Chambre Nationale des Rois et Chefs Traditionnels de Côte d’Ivoire, a prononcé un discours porteur d’un message d’unité et de paix. Il a rappelé la richesse des valeurs culturelles de l’Abissa, exprimant le désir de voir ce patrimoine sacré reconnu à l’échelle internationale en tant que patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Dans son discours, le Roi a souligné :
« Nous avons pris l’engagement cette année de faire en sorte qu’au-delà des simples mots, cette unité devienne une vraie réalité. Nous nous engageons à créer un institut. Ensemble, nous ferons en sorte que le ministère de la Culture en particulier, et tout le peuple ivoirien en général, nous soutiennent afin que l’Abissa soit acceptée par l’UNESCO comme un patrimoine immatériel de l’humanité ».
Ce projet de reconnaissance vise à assurer la transmission de l’Abissa aux générations futures et à consolider la place de cette tradition dans le patrimoine mondial.
Lors de la cérémonie de clôture, Sa Majesté Awulae Tanoe Amon, Roi des N’zima Kôtôkô de Côte d’Ivoire et Président de la Chambre Nationale des Rois et Chefs Traditionnels de Côte d’Ivoire, a prononcé un discours porteur d’un message d’unité et de paix.

Le Roi a également pris soin d’aborder la situation politique du pays, à l’approche des élections présidentielles de 2025. Reconnaissant les tensions qui accompagnent souvent ces périodes électorales, il a exhorté l’ensemble du peuple ivoirien à tirer des leçons des erreurs passées afin de préserver la paix et la stabilité chèrement acquises. Il a rappelé aux Ivoiriens leur identité en tant que « peuple béni de Dieu » et a plaidé pour des élections pacifiques, à la hauteur des valeurs d’unité et de tolérance qu’incarne l’Abissa.
Cette édition de l’Abissa aura ainsi marqué un tournant dans la vision que les N’zima Kôtôkô ont de leur héritage culturel. La promesse de créer un institut dédié à l’Abissa témoigne de la volonté de cette communauté de préserver et d’enrichir leur patrimoine pour contribuer au développement de la Côte d’Ivoire et à l’harmonie régionale.
En somme, l’Abissa 2024 aura été un moment de rassemblement et d’espoir, un rappel que les traditions culturelles, en plus d’être un vecteur d’identité, peuvent jouer un rôle fondamental dans la construction d’un avenir serein et solidaire.