Les syndicats nationaux des agents de l’administration centrale de Côte d’Ivoire (Synaac – MESRS-CI) ont tenu une conférence de presse ce lundi 22 juillet 2024 à Cocody, Abidjan. Lors de cette rencontre, ils ont exprimé leur profonde amertume envers le gouvernement ivoirien, en particulier le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Monsieur Adoh Mamo, connu sous le sobriquet de Modé, secrétaire général de Synaac – MESRS-CI, a dressé un tableau sombre des difficultés rencontrées par les agents. Il a dénoncé la marginalisation dont ils font l’objet lors des activités d’envergure nationale telles que les examens du BTS, le contrôle des effectifs et l’orientation des bacheliers. Selon lui, cette marginalisation compromet non seulement leur travail, mais aussi la crédibilité des diplômes délivrés.
Le secrétaire général a expliqué que ces tâches cruciales sont souvent confiées à des personnes extérieures au système éducatif, par l’entremise de certains responsables. Cette pratique écarte les agents qualifiés de leurs missions essentielles, créant ainsi un environnement de travail déséquilibré et opaque. Pour remédier à cette situation, il a exhorté le ministère de tutelle à intervenir de toute urgence.
Ces tâches cruciales sont souvent confiées à des personnes extérieures au système éducatif, par l’entremise de certains responsables
Un autre point critique abordé par M. Adoh Mamo concerne le non-paiement des primes trimestrielles, malgré une décision signée depuis le 19 mars 2020. Les agents estiment cette dette à 6.950.000.000 FCFA pour les quatre années écoulées, englobant tous les grades. Le syndicat juge cette situation intolérable et exige une régularisation immédiate des paiements, afin que les 500 agents concernés puissent recevoir leurs dus.
Après plusieurs tentatives de négociations et rencontres avec les ministères concernés, sans issue favorable, le Synaac – MESRS-CI a émis un ultimatum : si la situation n’est pas résolue avant le mois de septembre, ils promettent de se faire entendre par des actions plus vigoureuses. Ils demandent non seulement le paiement immédiat des primes dues, mais aussi une meilleure inclusion dans les activités nationales, pour garantir un environnement de travail équitable et transparent.
Les agents estiment cette dette à 6.950.000.000 FCFA pour les quatre années écoulées

Cette conférence de presse met en lumière les tensions croissantes au sein de l’administration centrale de Côte d’Ivoire et appelle à une action rapide et décisive du gouvernement pour apaiser les agents et restaurer la confiance dans le système éducatif du pays.
