Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a orchestré un atelier crucial à l’intention des parlementaires le 2 mai 2024, à la Rotonde de l’Assemblée nationale à Abidjan-Plateau. L’événement a réuni 40 parlementaires, composés de 25 députés et 15 sénateurs, pour se pencher sur le thème central : « La Convention contre la torture et autres peines, les traitements cruels, inhumains et dégradants ».
Namizata Sangaré, présidente du Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH), a souligné la nécessité de cet atelier en déclarant : « Il était donc nécessaire d’initier cet atelier d’appropriation pour outiller les membres du Parlement sur le système international de prévention de la torture, leur présenter les enjeux et les obligations consécutives à l’adhésion à l’Opcat, les informer sur le fonctionnement d’un Mnp ».
Elle a également rappelé que la ratification de la Convention contre la torture en 1995 par la Côte d’Ivoire engendre l’obligation de mettre en conformité la législation nationale avec les principes défendus par ladite convention, et de créer un cadre pour la réalisation des droits de l’homme, fondamental pour la dignité humaine.
la ratification de la Convention contre la torture en 1995 par la Côte d’Ivoire engendre l’obligation de mettre en conformité la législation nationale avec les principes défendus par ladite convention, et de créer un cadre pour la réalisation des droits de l’homme, fondamental pour la dignité humaine.
Sidiki Konaté, vice-président de l’Assemblée nationale, a ouvert les travaux de l’atelier en saluant cette initiative comme louable et nécessaire pour l’enrichissement des parlementaires. Il a exprimé l’importance de cette démarche innovante qui vise à assurer que les députés soient pleinement conscients du mécanisme en question. Il a ainsi assuré à la présidente du CNDH que les parlementaires saisiront cette opportunité pour comprendre le texte dans toute sa complexité.
Dans son allocution, Sidiki Konaté a exhorté les parlementaires à accorder une attention soutenue aux enseignements de cet atelier, afin de pouvoir traduire et expliquer son contenu aux populations. Les travaux de l’atelier ont été ponctués par trois communications et des échanges fructueux.
Cet atelier représente donc une étape cruciale dans l’appropriation par les parlementaires des mécanismes internationaux de protection des droits de l’homme, et dans leur capacité à jouer un rôle actif dans la promotion et la défense de ces droits au niveau national.