Crise à la boxe ivoirienne : Arthur Boua conteste le processus électoral de “Côte d’Ivoire Boxing”

Youssef Izoudine
3 min de lecture

La crise qui secoue la boxe ivoirienne connaît un nouvel épisode. À la veille de l’élection du président de “Côte d’Ivoire Boxing”, prévue ce samedi 23 mai 2026, le président de la Fédération Ivoirienne de Boxe (FIB), Arthur Boua, est monté au créneau lors d’un point presse organisé vendredi à Williamsville.

Suspendus par le comité bipartite mis en place par le ministère de tutelle, les dirigeants actuels de la FIB continuent néanmoins de défendre la légitimité de leur fédération. Face aux médias, ils ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une confusion autour du processus électoral conduit sous l’appellation “Côte d’Ivoire Boxing”.

Selon eux, cette élection ne concerne pas la Fédération Ivoirienne de Boxe officiellement reconnue. Le camp d’Arthur Boua estime notamment que le Comité National Olympique de Côte d’Ivoire agit en dehors des mécanismes statutaires prévus par la fédération.

Le président de la FIB rappelle qu’en cas de crise touchant le président en exercice, les textes prévoient la convocation du comité directeur et des membres statutaires afin de décider des mesures à prendre, notamment la mise en place éventuelle d’un comité de transition. Une procédure qui, selon lui, n’a pas été respectée dans le processus actuellement engagé.

Arthur Boua a également remis en cause la légitimité de certaines personnalités impliquées dans le processus électoral de “Côte d’Ivoire Boxing”. Il cite notamment Dago Seri Jean-Paul, qu’il présente comme n’ayant jamais été membre de la fédération, Rabé Graou Louis Antony, ainsi que Sako Aboubakary, absent des effectifs fédéraux depuis 2024 selon la FIB.

Malgré leur suspension, les responsables fédéraux affirment poursuivre leurs activités sportives et administratives. Ils soutiennent que leur mandat reste valable puisqu’il résulte, selon eux, d’une élection conforme aux textes en vigueur. Ils considèrent qu’aucune autre structure ne peut remettre en cause cette légitimité en dehors des organes compétents.

Face à l’évolution du dossier, Arthur Boua et son comité directeur envisagent désormais une action judiciaire afin d’obtenir une clarification définitive de la situation.

« Je pense qu’on est à un stade où nous allons faire appel, saisir les autorités compétentes judiciaires, pour qu’une bonne fois le droit soit dit, pour que ceux qui ont la vérité, tranquillement travaillent dans notre discipline pour le bonheur des Ivoiriens », a déclaré Arthur Boua.

Le président de la FIB affirme également que ni lui ni son comité n’ont été associés aux discussions ayant conduit à la mise en place du processus électoral.

« Non. Les dirigeants du CNO-CIV ne nous ont jamais appelés. Ils ont pris des décisions pour mettre ce processus en place. Et contre toute attente, un communiqué est sorti concernant une élection à la Fédération Ivoirienne de Boxe. Nous étions donc obligés de réagir », a-t-il regretté.

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