Crise au Taekwondo Ivoirien : Me Ali Diomandé s’entretient avec les clubs

Youssef Izoudine
4 min de lecture

Depuis son élection le 15 octobre 2022, Jean-Marc Yacé, président de la Fédération Ivoirienne de Taekwondo (FITKD), a dirigé une fédération marquée par l’absence de gouvernance et des scandales divers. Le 19 octobre 2024, après deux années de silence du Comité directeur et de gestion chaotique, 175 clubs sur 316, soit deux tiers des membres, se sont réunis pour le révoquer lors d’une assemblée générale extraordinaire.

L’absence de réunions régulières a été particulièrement préoccupante. En effet, aucune assemblée générale ordinaire n’a eu lieu depuis octobre 2021, ce qui a conduit à des décisions unilatérales et controversées. Parallèlement, des allégations de harcèlement sexuel ont émergé, touchant des jeunes athlètes des équipes nationales, aggravant la crise de confiance entre les dirigeants et les athlètes. Ce climat de mécontentement a été accentué par le manque de performances des athlètes aux compétitions majeures, notamment avec des absences notables comme celle de Cissé Cheick Sallah au Grand Prix de Taiyuan et la disqualification de Diakité Issa en France pour excès de poids.

En réponse à cette gestion défaillante, l’assemblée générale extraordinaire a été convoquée le 19 octobre 2024. Les membres ont voté pour la dissolution du comité directeur, citant des raisons telles que l’absence de championnats nationaux et l’inaction face aux allégations de harcèlement. Jean-Marc Yacé, apprenant sa révocation, a contesté la légitimité de cette assemblée, arguant qu’elle violait les textes fédéraux, notamment l’article 20 du règlement intérieur qui stipule qu’une demande motivée doit être adressée au président.

Ce climat de mécontentement a été accentué par le manque de performances des athlètes aux compétitions majeures, notamment avec des absences notables comme celle de Cissé Cheick Sallah au Grand Prix de Taiyuan et la disqualification de Diakité Issa en France pour excès de poids.

Crise au Taekwondo Ivoirien : Me Ali Diomandé s'entretient avec les clubs

Me Ali Diomandé, président du Comité Directeur de transition, a fermement défendu la légitimité de l’assemblée. Il a précisé que les textes de la fédération ne requièrent pas que la demande de convocation soit adressée au président. La dissolution du comité par Yacé a laissé la fédération sans organe décisionnel, justifiant l’urgence de la réunion. De plus, il a affirmé que la demande pour l’assemblée avait été faite dans les délais requis.

Concernant la présence des institutions telles que le Ministère des Sports, Me Diomandé a souligné que leur absence en tant qu’observateurs ne remettait pas en cause la validité des décisions prises. Ainsi, il a conclu que la révocation de Yacé était non seulement justifiée mais également fondée en droit.

Cette crise au sein de la FITKD soulève des questions profondes sur la gouvernance du sport en Côte d’Ivoire et l’urgence d’une réforme pour restaurer la confiance et l’intégrité au sein de la fédération.

La dissolution du comité par Yacé a laissé la fédération sans organe décisionnel, justifiant l’urgence de la réunion. De plus, il a affirmé que la demande pour l’assemblée avait été faite dans les délais requis.

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