Le 25 juin 2024, à Treichville, l’Église Protestante Méthodiste de Côte d’Ivoire (EPMCI) a tenu une conférence de presse pour réitérer son appel à l’unité et à la réconciliation avec l’Église Méthodiste Unie de Côte d’Ivoire (EMUCI). Sous la direction de son président, Bruno Bobiotché, le gouvernement de cette entité chrétienne a exprimé son désir de surmonter les divisions qui affectent leur communauté.
Lors de cette rencontre avec la presse, Denis Akpa Metchro, vice-président de l’EPMCI, a animé la conférence en l’absence du président. Il a commencé par expliquer pourquoi l’église avait décidé de s’exprimer publiquement : « Nous n’avons pas voulu nous répandre dans les médias. Mais le comportement à la ‘britus’ qui a choqué et peiné les membres de notre église nous a obligés à utiliser les mêmes canaux afin d’équilibrer l’information. »
Denis Akpa Metchro a rappelé l’origine de la crise qui remonte à 2008 et a évoqué la récente déclaration de 23 pasteurs le 12 juin dernier, qui a laissé entendre que l’EPMCI s’opposait à la réconciliation. Il a fermement rejeté cette accusation, soulignant les nombreux efforts déployés par l’EPMCI pour promouvoir la réconciliation bien avant toute intervention judiciaire. « On peut tout nous reprocher, mais tout de même pas que nous refusons la réconciliation et la réunification des deux églises, » a-t-il affirmé.
Denis Akpa Metchro a rappelé l’origine de la crise qui remonte à 2008 et a évoqué la récente déclaration de 23 pasteurs le 12 juin dernier, qui a laissé entendre que l’EPMCI s’opposait à la réconciliation.

Le désaccord entre l’EPMCI et l’EMUCI repose sur plusieurs points doctrinaux et disciplinaires, notamment : le non-respect de la doctrine de sanctification ; la tolérance de l’homosexualité et de la transsexualité ; la désacralisation de la sainte cène, administrée sans conversion du péché et l’introduction de bannières avant les cultes et les cérémonies.
Face à ces divisions, le président de l’EPMCI a souligné que cette situation ne devrait pas persister au sein de l’église. Malgré de nombreuses tentatives de médiation avec les communautés musulmanes, catholiques et les autorités administratives, les efforts sont restés vains. L’EPMCI appelle désormais les autorités, notamment le chef de l’État, à intervenir. « L’église voudrait faire un clin d’œil au directeur général des cultes, au directeur général de l’administration du territoire, au ministère de l’intérieur et de la sécurité, ainsi qu’aux structures de tutelle pour jeter un regard favorable sur notre gouverne. Nous interpellons les leaders religieux et le président de la République, M. Alassane Ouattara. »
L’EPMCI appelle désormais les autorités, notamment le chef de l’État, à intervenir.
Malgré les défis, l’EPMCI ne perd pas espoir et reste déterminée à poursuivre ses efforts pour la réconciliation. L’église continue d’appeler à l’unité et à la paix, espérant que les autorités et les leaders religieux entendront leur appel et agiront en conséquence pour restaurer l’harmonie au sein de la communauté méthodiste en Côte d’Ivoire.