Dans le cadre des éliminatoires de la coupe du monde 2026, le continent africain s’apprête à accueillir cette semaine le football sur tous ses stades. Cependant, nombreuses sont les sélections africaines qui devront jouer sur un terrain neutre, alors que la Confédération Africaine de football (CAF) continue de sévir contre les installations.
Des stades en non-conformité selon la CAF
Près de la moitié des pays africains accueillant les éliminatoires de la coupe du monde 2026 sont dans l’obligation de jouer leurs matchs sur des terrains neutres. Pour cause, les installations jugées trop médiocre par la Confédération Africaine de Football qui continue de sévir contre les stades qui ne sont pas encore en conformité avec les normes de cette dernière. Sur ce on dénote déjà quelques 17 des 43 nations qui ont prévu un match à domicile, de qualification pour la Coupe du monde 2026 à partir de mercredi qui se sont vues interdire d’utiliser leurs propres installations parce que celles-ci ne répondent pas aux normes.
La liste comprend le Kenya, l’un des trois pays désignés pour co-organiser la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 2027, et le Bénin, dont le stade de Cotonou est en mauvais état, moins de deux ans après une rénovation majeure.
Près de la moitié des pays africains accueillant les éliminatoires de la coupe du monde 2026 sont dans l’obligation de jouer leurs matchs sur des terrains neutres. Pour cause, les installations jugées trop médiocre par la Confédération Africaine de Football qui continue de sévir contre les stades qui ne sont pas encore en conformité avec les normes de cette dernière.

En ce qui concerne la CAF, elle reste toujours ferme sur sa position concernant les installations en retard au cours des dernières années, dans le but de forcer les pays à améliorer les conditions du terrain et d’autres installations telles que les vestiaires, l’éclairage des stades. Bien que cette décision a incité certaines nations à agir vite pour vite se mettre en conformité vis-à-vis de la CAF, d’autres pays ont progressé lentement, voire pas du tout, et ont ainsi perdu l’avantage de leur terrain pour les qualifications compétitives.
Cette rénovation doit être une affaire de tous !
Face à cette situation, quelques acteurs majeurs du football appellent les autorités à y mettre leurs siens. C’est le cas du Sélectionneur namibien Collin Benjamin qui déplore le fait de jouer tous ses matchs à l’extérieur. « Nous devons impliquer toutes les parties prenantes au sein du gouvernement, du secteur privé, tous ceux qui disent avoir le football dans leur cœur, car il n’y a aucun moyen de se qualifier pour la Coupe du monde en jouant dix matches à l’extérieur. Ce n’est pas possible tant que nous n’avons pas réparé les stades » a déclaré le sélectionneur namibien qui a joué pour la dernière fois dans la capitale Windhoek en mars 2021.
« Nous devons impliquer toutes les parties prenantes au sein du gouvernement, du secteur privé, tous ceux qui disent avoir le football dans leur cœur, car il n’y a aucun moyen de se qualifier pour la Coupe du monde en jouant dix matches à l’extérieur. Ce n’est pas possible tant que nous n’avons pas réparé les stades » a déclaré le sélectionneur namibien qui a joué pour la dernière fois dans la capitale Windhoek en mars 2021.

La Côte d’ivoire et le Maroc en sauveurs intéressés
Afin de venir en aide à ces nations qui ne disposent pas encore de stades homologués, la Côte d’ivoire et le Maroc proposent leurs aides à de nombreux pays pour les accueillis. En plus de leur propre match de qualification pour la coupe du monde contre la Zambie à Agadir Vendredi, huit (8) autres rencontres seront accueillis la semaine prochaine dans le royaume du nord.
La Côte d’ivoire a emboité aussi le pas après sa récente organisation lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations 2023, elle a également mis l’un de ses stades homologué à la disposition de l’équipe du Bénin qui jouera contre le Rwanda le 06 juin et le Nigéria le 10 juin prochain au stade Félix Houphouët Boigny.
Le Bénin, le Congo, et Madagascar sont les derniers pays à avoir été interdits d’utiliser leurs stades. Le Soudan du Sud, lui, mettra fin à un long exil en jouant chez lui dans un stade nouvellement construit à Juba, lors de son derby du groupe B, contre son voisin soudanais la semaine prochaine.