L’Union nationale des artistes de Côte d’Ivoire (UNARTCI) traverse une phase charnière de son histoire, marquée par une volonté affichée de renouvellement de ses instances. Réunis ce mardi 5 mai à Cocody dans un esprit de relance, de nombreux acteurs du monde artistique ont répondu présents à l’appel pour redynamiser l’union.
Mais un fait a particulièrement retenu l’attention : l’absence du président en exercice, Ken Adamo. Une absence remarquée, alors même que cette rencontre se voulait inclusive et ouverte à tous les acteurs du secteur.
Pour plusieurs observateurs, cet appel au rassemblement lancé par les initiateurs de la réforme visait justement à fédérer toutes les sensibilités, y compris le bureau sortant. Le fait que Ken Adamo ne soit pas présent soulève donc des interrogations au sein de la famille artistique. S’agit-il d’un désaccord sur la démarche engagée ou d’un simple contretemps ? Aucune communication officielle n’est venue, pour l’heure, éclairer cette situation.
Certains participants estiment néanmoins que cette absence pourrait traduire des tensions latentes autour du processus de renouvellement. D’autres, plus mesurés, préfèrent y voir une posture d’attente dans un contexte où les discussions restent ouvertes.
Pendant ce temps, la dynamique de réforme suit son cours. Un comité ad hoc, dirigé par Diallo Ticouai Vincent, a été mis en place pour conduire la transition. Sa mission est claire : consulter les acteurs du secteur, réviser les textes et préparer une assemblée générale élective annoncée dans les prochains jours.
Présent à la rencontre, Gadji Celi Saint-Joseph a plaidé pour un sursaut collectif, rappelant que l’UNARTCI doit redevenir un outil de solidarité et de structuration pour les artistes, en complément du Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA).
Malgré cette mobilisation, l’absence du président sortant reste un élément marquant de cette étape. Elle illustre, à elle seule, les défis à relever pour parvenir à une transition apaisée et consensuelle.
À l’heure où l’UNARTCI cherche à se réinventer, une question demeure : le rassemblement souhaité pourra-t-il se faire sans l’implication de toutes les parties, y compris celle de son président en exercice ?