Côte d’Ivoire-Abidjan. Le mardi 14 mai, les députés membres de la Commission recherche, science, technologie et environnement de l’Assemblée nationale ont pris une décision unanime en adoptant le projet de loi relatif au Commerce International des Espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).
Deux semaines après son dernier passage devant les élus de la nation, le ministre des Eaux et Forêts Laurent Tchagba était à nouveau face aux députés de cette même commission. Sur les 41 membres de la commission, 34 étaient présents pour examiner en profondeur cette proposition de loi. La Côte d’Ivoire, classée dans la catégorie 3, la dernière, par la Résolution Conf. 8.4 (Rev. CoP15) de la CITES, vise désormais à renforcer sa législation pour répondre aux critères d’application de cette convention internationale, et ainsi contribuer à la préservation de la biodiversité africaine.
La CITES, entrée en vigueur le 1er juillet 1975, regroupe à ce jour 184 Parties dans le monde, dont la Côte d’Ivoire, qui y a adhéré le 21 novembre 1994. Cependant, jusqu’à présent, l’absence d’instrument juridique approprié a limité son application dans le pays. Le projet de loi adopté par les députés vient donc résoudre ce problème crucial.
Ce projet de loi comprend six (06) titres et cinquante (50) articles, offrant ainsi un cadre juridique solide pour lutter contre le commerce illégal des espèces de faune et de flore menacées d’extinction.
Ce projet de loi comprend six (06) titres et cinquante (50) articles, offrant ainsi un cadre juridique solide pour lutter contre le commerce illégal des espèces de faune et de flore menacées d’extinction.
Le ministre des Eaux et Forêts, en première ligne pour le combat contre le braconnage et la disparition de la faune et de la flore ivoiriennes, a souligné l’importance de cet outil juridique dans la protection des espèces menacées par la surexploitation due au commerce international.
« Dans notre vision, faire en sorte qu’une gouvernance soit mise en place. Et adresser trois problèmes en même temps : le problème de la ressource en eau de notre pays, le problème de la forêt, celui de la faune et de la flore. La Côte d’Ivoire ne peut pas se permettre le luxe d’être en retard dans la mise en œuvre de la CITES. Nous avons décidé d’avoir des textes de loi qui nous permettent de travailler pour que la lutte contre le braconnage, la lutte contre le commerce illégal des animaux sauvages soit conforme au droit international », a déclaré le ministre Laurent Tchagba.