Assiè Akpéssé, petite localité paisible du département de M’Batto, a changé de visage le temps d’un week-end. Du 3 au 5 avril, le village a vécu au rythme de la 18ᵉ édition du festival « Motema Pembé », attirant plus de 5 000 festivaliers venus partager bien plus que de simples moments de divertissement.
À l’espace public d’Assiè Akpéssé, noir de monde pour l’occasion, l’ambiance était à la fois festive et chaleureuse. Pendant trois jours, chants, danses et prestations artistiques se sont enchaînés, portés par une trentaine d’artistes. Le public, visiblement conquis, a vibré au son des traditions locales, dans une communion qui rappelle toute la richesse culturelle du terroir.
Mais « Motema Pembé », ce n’est pas seulement la fête. C’est aussi un moment de réflexion collective. Cette année, les échanges ont tourné autour d’un thème fort : « La terre, notre héritage ». Une question sensible, qui touche directement à l’avenir des communautés.
Le commissaire général du festival, le Professeur Edia Oi Edia, n’a pas manqué de rappeler l’importance de préserver ce patrimoine. S’appuyant sur une pensée de Wendell Berry, il a insisté sur la responsabilité des générations actuelles : celle de protéger la terre pour mieux la transmettre. Un message simple, mais lourd de sens, qui a trouvé un écho auprès des populations.
Dans la même dynamique, un panel animé par trois universitaires est venu enrichir les discussions. Tous ont souligné combien la question foncière reste cruciale, appelant à plus de prudence et de responsabilité dans la gestion des terres, dans un contexte où les tensions ne sont pas rares.
Cette année, les échanges ont tourné autour d’un thème fort : « La terre, notre héritage ». Une question sensible, qui touche directement à l’avenir des communautés.

Parrain de cette édition, N’Guessan Oi N’Guessan Pierre a, pour sa part, mis en lumière les avancées concrètes obtenues grâce au festival. Parmi elles, la construction d’un logement pour la sage-femme et celle du groupe scolaire Ahoua N’doli. Et la dynamique ne s’arrête pas là : d’autres projets sont en vue, notamment la réalisation d’une clôture pour le centre de santé, preuve d’un engagement durable en faveur du bien-être des habitants.
L’événement a également été marqué par une touche symbolique forte avec la présence de l’ambassadrice du Canada en Côte d’Ivoire, Sandra Choufani. Accueillie avec chaleur, elle a été intronisée sous le nom de « Manmin Yah », un geste qui traduit l’hospitalité et l’ouverture de la communauté. Visiblement émue, elle a salué l’accueil et l’ambiance unique qui règne dans le village.
L’événement a également été marqué par une touche symbolique forte avec la présence de l’ambassadrice du Canada en Côte d’Ivoire, Sandra Choufani. Accueillie avec chaleur, elle a été intronisée sous le nom de « Manmin Yah »

Au terme de ces trois jours, le sentiment est unanime : la fête a été belle. Entre mobilisation exceptionnelle, organisation réussie et moments de partage, cette 18ᵉ édition a tenu toutes ses promesses. Sa clôture, le dimanche 5 avril, coïncidant avec la célébration de Pâques, a ajouté une dimension encore plus forte à l’événement.
Année après année, « Motema Pembé » confirme ainsi son rôle : celui d’un espace où culture, solidarité et réflexion se rencontrent pour faire avancer toute une communauté.