Filière café-cacao : SYNAPCI–ANAPROCI dénonce une gestion chaotique et exige la démission du DG dans une semaine

Youssef Izoudine
3 min de lecture
SYNAPCI–ANAPROCI dénonce une gestion chaotique et exige la démission du DG dans une semaine

La plateforme SYNAPCI–ANAPROCI a tenu ce mercredi une conférence de presse urgente pour alerter l’opinion nationale et internationale sur la grave crise qui paralyse la filière café-cacao. La rencontre a été animée par les deux présidents, Koné Moussa pour SYNAPCI et Kanga Koffi pour ANAPROCI.

L’objectif principal était de dénoncer la gestion catastrophique du Conseil Café-Cacao (CCC) et de réclamer la démission immédiate de son Directeur général, Monsieur Brahiman Yves Koné, dans un délai d’une semaine.

Depuis l’ouverture de la campagne cacaoyère, la commercialisation du cacao est pratiquement au point mort. Les producteurs et coopératives sont dans le désarroi pour la plupart, peinant à vendre leurs récoltes ou à percevoir leurs paiements.

À l’approche des fêtes, de nombreuses familles risquent de ne pas pouvoir célébrer Noël ni le Nouvel An dans des conditions dignes.

« Les producteurs sont à l’agonie. Leurs récoltes restent bloquées et leurs familles plongées dans la détresse », ont alerté Koné Moussa et Kanga Koffi.

SYNAPCI–ANAPROCI dénonce une incompétence manifeste du Directeur général du CCC. Selon la plateforme, la mauvaise anticipation de la commercialisation a créé un déséquilibre dramatique entre production et écoulement. Le blocage administratif et informatique empêche les coopératives d’acheminer leur cacao vers les ports. Le système de vente anticipée, défaillant depuis plusieurs campagnes, a provoqué une instabilité structurelle dont les producteurs paient aujourd’hui le prix fort.

Les achats via Transcao sont jugés sélectifs et inéquitables, provoquant des conflits d’intérêts et des tensions entre producteurs. Sur le terrain, la situation reste critique : les camions sont immobilisés, les récoltes invendues et les familles subissent retards de paiement et pressions financières constantes.

Une implication du Chef de l’Etat demamndé

La plateforme exige également :

L’intervention directe du Président de la République, Alassane Ouattara, pour prendre des mesures urgentes.

La mise en place d’un plan d’urgence immédiat pour résoudre la crise de commercialisation du cacao.

La création d’un comité de crise chargé de libérer rapidement les stocks bloqués et de garantir l’accès au marché pour tous les opérateurs disposant de liquidités.

Un délai d’une semaine est accordé aux autorités pour satisfaire ces exigences. Passé ce délai, la base paysanne sera mobilisée pour faire entendre sa voix et défendre ses droits.

La crise touche toutes les régions productrices et menace la survie économique de milliers de familles rurales. « Les magasins sont pleins, mais le cacao ne sort pas. C’est un échec de gestion qui frappe directement les familles paysannes. La presse doit faire entendre leur voix », ont conclu les présidents.

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