Le mardi 5 novembre 2024, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI) a accueilli un événement marquant dédié à l’innovation sociale et à l’économie sociale, animé par deux expertes canadiennes issues de la délégation en visite à Abidjan. Cette rencontre visait à inspirer les leaders économiques ivoiriens à intégrer des pratiques favorisant un développement inclusif et durable.
L’économie sociale : un modèle pour le changement
Mariam Coulibaly, co-fondatrice de Startop, un incubateur basé à Montréal dédié à l’entrepreneuriat féminin, a exposé le concept de l’économie sociale comme un modèle qui équilibre rentabilité et mission sociale. Elle a illustré comment cette approche peut soutenir l’autonomisation économique des femmes et la croissance des entreprises en Côte d’Ivoire. Mariam Coulibaly, le modèle de l’économie sociale permet aux associations de générer des revenus autonomes tout en répondant à des enjeux sociaux comme l’éducation et la violence, évitant ainsi une dépendance totale aux financements extérieurs.
« En accompagnant les femmes dans leurs projets, on contribue à la prospérité nationale », a affirmé Mariam Coulibaly. Elle a également mis en avant la résilience et l’innovation des femmes ivoiriennes, qui, malgré les défis, ont déjà développé des solutions locales. Toutefois, le soutien financier et les ressources demeurent cruciaux pour transformer ces projets en réalités économiques viables. Mariam Coulibaly a annoncé avoir déposé une demande de financement auprès du ministère canadien des Relations internationales pour lancer un programme de renforcement des capacités en Côte d’Ivoire dès juin 2025.
« En accompagnant les femmes dans leurs projets, on contribue à la prospérité nationale », a affirmé Mariam Coulibaly
L’innovation sociale : une approche collaborative et durable
Marie-Christine Ladouceur, directrice générale de la Maison de l’innovation sociale, a introduit l’innovation sociale comme une méthode permettant de répondre aux grands défis sociétaux, tels que l’insécurité alimentaire et la transition écologique. « L’innovation sociale, c’est créer des solutions collectives pour des enjeux collectifs », a-t-elle expliqué. Elle a souligné l’importance de l’union et de la collaboration, citant l’exemple de producteurs maraîchers au Québec qui, en s’organisant collectivement, ont renforcé leur résilience économique.
Marie-Christine Ladouceur a également abordé la nécessité d’une innovation financière pour soutenir les projets des femmes ivoiriennes, appelant à la création de programmes financiers adaptés aux réalités locales. Selon elle, les structures collectives et les méthodes de financement innovantes sont essentielles pour libérer le potentiel des initiatives ivoiriennes en matière d’agriculture durable, de création d’entreprises sociales et de transformation économique.
Marie-Christine Ladouceur a également abordé la nécessité d’une innovation financière pour soutenir les projets des femmes ivoiriennes, appelant à la création de programmes financiers adaptés aux réalités locales.
Un partenariat prometteur pour la Côte d’Ivoire
Cet échange a permis aux participantes de mieux appréhender comment l’innovation sociale et l’économie sociale peuvent répondre aux défis auxquels elles font face. Les expertises de Startop et de la Maison de l’innovation sociale pourraient représenter des solutions concrètes pour renforcer l’entrepreneuriat féminin et l’économie ivoirienne dans son ensemble. Cette initiative s’inscrit dans un partenariat qui promet d’avoir des retombées positives pour le développement social et économique de la Côte d’Ivoire, tout en renforçant les liens entre la Côte d’Ivoire et le Canada.