Interview/Aya KAKAHA : « Le Prix BJKD, un tremplin pour l’entrepreneuriat et l’innovation en Afrique de l’Ouest et du Centre »

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Aya KAKAHA, directrice des projets à la Fondation BJKD,

À l’occasion de la 7ᵉ édition du Prix BJKD, Aya KAKAHA, directrice des projets à la Fondation BJKD, revient sur les réussites du concours depuis sa création. Elle souligne l’impact significatif sur la création d’emplois et l’innovation, avec plus de 1000 emplois générés grâce au soutien financier et technique apporté à 34 entrepreneurs.

Le Prix BJKD est à sa 7ᵉ édition cette année. Peut-on faire un bilan de ces années, surtout quand on sait que ce concours vise à soutenir financièrement et techniquement, avec des formations bien ciblées, des entrepreneurs aux projets innovants et à fort potentiel. En termes de création d’entreprises, d’emploi et d’innovation, quel serait le bilan à faire ?

Avant tout, le Prix BJKD a été créé dans le but d’accompagner les entreprises déjà existantes. Les récompenses obtenues lors du concours permettent aux entrepreneurs de booster leurs entreprises en les agrandissant et en créant de l’employabilité. À ce jour, ce sont 34 entrepreneurs qui ont bénéficié de l’accompagnement financier et technique du concours à hauteur de 274 000 000 FCFA. Ces entrepreneurs tous confondus emploient plus de 1000 personnes avec une prédominance d’employabilité chez le 1ᵉʳ lauréat du Prix BJKD, Sylvère Kouakou avec son entreprise Green Countries qui n’emploie pas moins de 500 employés à temps plein et journalier.

De la Zone de l’Uemoa, nous sommes à combien de pays aujourd’hui qui sont aptes à participer à ce concours ? Pouvons-nous revenir sur les critères de participation et l’âge requis pour les candidats ?

À ce jour, ce sont 16 pays qui peuvent participer au Prix BJKD. Il s’agit des 8 pays de la zone UEMOA que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Il y a aussi 6 pays de la zone CEMAC notamment le Cameroun, la Centrafrique, le Congo Brazzaville, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Tchad ainsi que la République Démocratique du Congo (RDC) et la Guinée. Les conditions de participation au concours sont les suivantes : Être âgé de 18 à 40 ans au plus au moment du dépôt de sa candidature ; Avoir la nationalité de l’un des 16 pays participants ; Avoir son siège social dans l’un des 16 pays participants et Diriger une entreprise en cours de développement et régulièrement constituée et immatriculée au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier.

À ce jour, ce sont 34 entrepreneurs qui ont bénéficié de l’accompagnement financier et technique du concours à hauteur de 274 000 000 FCFA.

Pour cette édition de 2024, y a-t-il des innovations au niveau de l’organisation et des prix ?

Pour cette 7ᵉ édition qui a été lancée le 2 mai dernier, nous n’avons aucune innovation pour le moment, mais il faut noter qu’avec le Prix BJKD, tout est envisageable jusqu’à la finale du concours qui est prévue pour le 21 septembre prochain.

Outre le grand prix pour le premier, un autre accompagnement est-il prévu ?

Outre l’accompagnement financier à hauteur de 25 000 000 FCFA, le Grand Prix Janine Diagou bénéficiera d’un accompagnement de nos partenaires techniques aussi bien nationaux qu’internationaux.

Le prix BJKD est une initiative ivoirienne. Au niveau de la Côte d’Ivoire, quelle est la valeur ajoutée en matière de lutte contre le chômage des jeunes et de mise en place de start-ups ?

Bien vrai que le Prix BJKD reste une initiative ivoirienne, sa valeur ajoutée reste l’expansion des lauréats au-delà de nos frontières. Ce qui a une valeur significative quant à l’accroissement de la main d’œuvre et à une expansion de la demande. En exemple, nous pouvons citer Sara Coulibaly avec sa marque Naïmadolls, Grand Prix Janine Diagou de la 3ᵉ édition du concours, qui s’exporte aussi bien dans la sous-région, qu’en Europe et en Amérique.

Le Concours pense-t-il s’étendre à tout le continent africain dans les années à venir ?

Oui, l’objectif du Prix est de couvrir les 54 pays d’Afrique d’ici à l’horizon 2030. Cela ne serait possible sans l’appui de partenaires aussi bien locaux qu’internationaux. L’appui aux jeunes entrepreneurs est du ressort de tous et nous espérons que les partenaires afflueront de tous les pays pour nous permettre d’atteindre cet objectif et de faire rayonner le savoir-faire de la jeunesse africaine au-delà des frontières africaines. Ce qui contribuera, à n’en point douter, à freiner l’immigration de masse de notre jeunesse.

L’appui aux jeunes entrepreneurs est du ressort de tous et nous espérons que les partenaires afflueront de tous les pays pour nous permettre d’atteindre cet objectif et de faire rayonner le savoir-faire de la jeunesse africaine au-delà des frontières africaines.

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