Planification Familiale en Côte d’Ivoire : une réunion de consensus pour renverser la baisse de la prévalence contraceptive

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Une famille suivant les conseils d'un médecin

Le mardi 11 juin 2024, l’Association Ivoirienne pour le Bien-Être Familial (AIBEF) à Abidjan Treichville a accueilli la traditionnelle réunion de consensus sur les indicateurs de progrès en matière de planification familiale. Organisée par le Programme National de la Santé Mère-Enfant (PNSME) en partenariat avec Track 20, cette rencontre avait pour objectif de présenter et d’adopter les nouvelles données sur la prévalence contraceptive pour l’année 2024.

Au terme de la réunion, il a été annoncé que la prévalence contraceptive nationale est de 22% pour 2024, marquant une baisse par rapport aux 24% de l’année précédente. Depuis 2011, la Côte d’Ivoire a enregistré des progrès notables grâce aux partenariats techniques et financiers. Cependant, de nombreux obstacles persistent et entravent l’amélioration de la prévalence contraceptive.

Parmi les principaux obstacles identifiés figurent le manque d’information fiable et adéquate, les fausses idées sur la contraception, la crainte des effets secondaires, l’analphabétisme, le pouvoir décisionnel souvent dominant des hommes, les interdictions religieuses et les contradictions socioculturelles. Le Dr Khalil Sanogo, point focal pays pour Track 20, a également mentionné d’autres facteurs contribuant à cette situation complexe.

Au terme de la réunion, il a été annoncé que la prévalence contraceptive nationale est de 22% pour 2024, marquant une baisse par rapport aux 24% de l’année précédente.

Les acteurs de la santé à cette rencontre de l'AIBEF
Les acteurs de la santé à cette rencontre de l'AIBEF

Pour la Côte d’Ivoire, membre du Partenariat de Ouagadougou, la maîtrise de la fécondité est considérée comme un levier essentiel de développement. Malgré les difficultés, le pays continue de s’efforcer d’atteindre les objectifs fixés pour la Planification Familiale à l’horizon 2030 (PF 2030). Les indicateurs de planification familiale sont au cœur de cette lutte pour améliorer la santé des femmes et sauver des vies.

Parmi les initiatives notables, on peut citer la « Semaine Régionale de la Planification Familiale », lancée par le Ministère de la Santé dans les régions du Cavally et du Gbêkè. Cette campagne vise à sensibiliser et informer la population sur les avantages de la planification familiale.

Pour la Côte d’Ivoire, membre du Partenariat de Ouagadougou, la maîtrise de la fécondité est considérée comme un levier essentiel de développement. Malgré les difficultés, le pays continue de s’efforcer d’atteindre les objectifs fixés pour la Planification Familiale à l’horizon 2030 (PF 2030).

Une affiche d'information de l'AIBEF
Une affiche d'information de l'AIBEF

La réunion de consensus a rassemblé divers acteurs, dont la direction régionale de la santé, le PNSME, Track 20, EngenderHealth, JHPIEGO, et bien d’autres. Ces participants ont souligné l’importance pour tous les acteurs impliqués de s’engager pleinement dans la mise en œuvre de la politique de planification familiale afin d’améliorer la santé des femmes et de sauver des vies.

En somme, bien que la baisse de la prévalence contraceptive en Côte d’Ivoire soit préoccupante, les efforts conjugués des autorités sanitaires et de leurs partenaires laissent espérer une amélioration future. La maîtrise de la fécondité reste un enjeu majeur pour le développement du pays, et les initiatives actuelles témoignent d’une volonté forte de surmonter les obstacles et d’atteindre les objectifs de la PF 2030.

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César Kouamé est un journaliste ivoirien engagé, spécialisé dans les questions d’intérêt public, notamment l’environnement, le climat et les dynamiques sociales en Afrique de l’Ouest. Fort d’une expérience en journalisme de terrain et en enquêtes transfrontalières, il a collaboré avec plusieurs médias de référence et occupe des fonctions éditoriales stratégiques. Actuellement rédacteur en chef et fondateur du média en ligne papot.net, il œuvre pour une information indépendante, accessible et orientée vers l’impact. Son travail s’inscrit dans une démarche de promotion de la transparence, du développement durable et des Objectifs de développement durable (ODD). Lauréat de programmes internationaux, il s’investit également dans des initiatives panafricaines visant à renforcer le journalisme d’investigation et l’innovation dans les médias.
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