Dans un contexte marqué par les défis du financement du développement et la nécessité de renforcer l’autonomie économique des États, une nouvelle réflexion politique et économique émerge en Côte d’Ivoire autour d’un concept central : le désendettement productif. Portée par le président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), Yaya Fofana, cette doctrine propose de transformer la logique actuelle de l’endettement en un levier structurant de création de richesse durable.
- Selon cette approche, les performances économiques enregistrées ces dernières années, la stabilité des institutions et la confiance des investisseurs constituent des acquis importants du développement national. Toutefois, ces progrès doivent ouvrir la voie à une nouvelle étape : celle de la souveraineté économique renforcée.
- Le concept de désendettement productif repose sur un principe simple : orienter chaque emprunt vers des investissements capables de générer suffisamment de valeur économique pour réduire progressivement la dépendance à la dette.
- Cinq piliers de souveraineté
- Vers un Pacte national pour le désendettement productif
- Une vision tournée vers la transformation structurelle
- Une ambition nationale et intergénérationnelle
- Une ambition tournée vers l’avenir
Selon cette approche, les performances économiques enregistrées ces dernières années, la stabilité des institutions et la confiance des investisseurs constituent des acquis importants du développement national. Toutefois, ces progrès doivent ouvrir la voie à une nouvelle étape : celle de la souveraineté économique renforcée.
La question posée est claire : comment faire en sorte que la croissance ne repose plus principalement sur la dette, mais sur la capacité de production interne de richesse ?
Le concept de désendettement productif repose sur un principe simple : orienter chaque emprunt vers des investissements capables de générer suffisamment de valeur économique pour réduire progressivement la dépendance à la dette.
Dans cette logique, la dette n’est pas rejetée, mais repensée comme un outil temporaire au service du développement.
« Une Nation ne devient pas une puissance parce qu’elle emprunte dans de bonnes conditions, mais parce qu’elle produit davantage de richesses qu’elle ne contracte de dettes », résume cette vision économique.
Cinq piliers de souveraineté
La doctrine s’appuie sur cinq axes stratégiques considérés comme essentiels à l’indépendance économique :
- la souveraineté alimentaire
- la souveraineté énergétique
- la souveraineté industrielle
- la souveraineté technologique
- la souveraineté budgétaire
Ces piliers constituent, selon ses promoteurs, les fondations indispensables d’un développement durable et autonome.
Vers un Pacte national pour le désendettement productif
Pour traduire cette vision en actions concrètes, il est proposé la mise en place d’un Pacte national pour le désendettement productif. Celui-ci reposerait sur plusieurs orientations majeures :
- l’investissement prioritaire dans les secteurs productifs
- la transformation locale des matières premières
- le renforcement du capital humain et de la formation
- le soutien à l’innovation et à la recherche
- une meilleure allocation des emprunts publics vers des projets à fort impact économique et social
Ce pacte serait accompagné d’outils de suivi et d’évaluation, notamment un Conseil national du désendettement productif, un indice de souveraineté économique et un rapport annuel sur le rendement de la dette publique.
Une vision tournée vers la transformation structurelle
Au-delà des mécanismes financiers, cette approche met l’accent sur l’impact réel des politiques économiques sur la population. Elle insiste sur la nécessité de créer des emplois, de soutenir les entrepreneurs, de moderniser l’agriculture et de renforcer les capacités industrielles du pays.
Le désendettement productif n’est donc pas présenté comme une politique d’austérité, mais comme une stratégie de création de richesse et de transformation structurelle de l’économie ivoirienne.
Une ambition nationale et intergénérationnelle
Pour ses défenseurs, cette réflexion dépasse les clivages politiques. Elle s’inscrit dans une vision de long terme qui engage l’ensemble des acteurs nationaux.
La souveraineté économique est ainsi présentée comme un objectif collectif, nécessitant constance, discipline et mobilisation de toutes les compétences.
Une ambition tournée vers l’avenir
En conclusion, cette doctrine invite la Côte d’Ivoire à repenser son modèle de développement autour d’une idée centrale : produire davantage pour dépendre moins.
Dans un monde économique de plus en plus compétitif, elle plaide pour une transformation progressive de l’économie nationale afin de bâtir une prospérité durable fondée sur la production réelle de richesse.
Fait à Abidjan, le 29 juin 2026
Yaya Fofana
Président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA)