Dans la région de la Bagoué, l’activité minière suscite autant d’espoirs que de scepticisme. Entre attentes des populations et impératifs économiques, les entreprises extractives sont de plus en plus attendues sur leur impact réel. Le 10 avril 2026, Silma mining a déployé une série d’actions dans plusieurs localités, offrant un cas concret pour évaluer, au-delà des discours, la portée sociale de son engagement.
Première étape de cette journée d’actions : le village de Baya. Ici, l’entreprise a procédé à la remise officielle d’un foyer des jeunes entièrement équipé. Le bâtiment, électrifié et meublé, offre désormais un cadre structurant pour les activités associatives, culturelles et économiques des jeunes.
Cet investissement s’inscrit dans une logique de renforcement du capital humain, un axe central de la stratégie Rse de Silma mining. En dotant la jeunesse locale d’un espace dédié, l’entreprise entend favoriser l’émergence d’initiatives communautaires, allant de l’alphabétisation aux activités génératrices de revenus.
Nongana : sécuriser l’environnement éducatif
À Nongana, l’intervention de Silma mining cible un autre levier clé du développement durable : l’éducation. L’entreprise a lancé les travaux de construction d’une clôture de 602 mètres autour de l’école primaire publique, jusque-là exposée à de multiples risques en raison de son absence de délimitation.
Ce projet, dont la livraison est annoncée sous 12 semaines, vise à améliorer les conditions d’apprentissage de près de 300 élèves. Au-delà de l’infrastructure, il s’agit de garantir un environnement sécurisé, propice à l’éducation, et de répondre à une préoccupation exprimée depuis plusieurs années par les acteurs éducatifs locaux.
En dotant la jeunesse locale d’un espace dédié, l’entreprise entend favoriser l’émergence d’initiatives communautaires, allant de l’alphabétisation aux activités génératrices de revenus.

Boundiali : répondre à l’urgence sociale
La dernière étape de cette initiative a conduit la délégation de Silma mining à Boundiali, au sein des centres d’accueil Dopama et Karita. Ces structures, qui prennent en charge des enfants en situation de vulnérabilité, ont bénéficié d’un appui en vivres et en matériel éducatif.
Riz, huile, pâtes alimentaires, mais aussi cahiers, livres et équipements scolaires ont été remis aux responsables des centres. Cette action humanitaire traduit une volonté de l’entreprise d’intégrer la solidarité sociale dans son modèle d’intervention, en répondant à des besoins immédiats tout en soutenant l’éducation des enfants.
Une stratégie RSE structurée et assumée
À travers ces trois interventions sociale, éducative et humanitaire Silma mining déploie une approche intégrée de la RSE, alignée avec les exigences de contenu local promues par les autorités ivoiriennes. L’entreprise affirme inscrire ces actions dans une dynamique pérenne, avec l’ambition de réaliser chaque année des projets à fort impact dans les communautés riveraines.
À travers ces trois interventions sociale, éducative et humanitaire Silma mining déploie une approche intégrée de la RSE, alignée avec les exigences de contenu local promues par les autorités ivoiriennes.

Dans un contexte marqué par les défis liés à l’orpaillage illégal et à la dégradation des terres, cette démarche vise également à repositionner l’image du secteur minier. En investissant dans des infrastructures communautaires et en soutenant les populations locales, Silma mining tente de démontrer qu’une exploitation minière responsable est possible.
Une RSE qui dépasse le discours
L’opération du 10 avril 2026 dans la Bagoué illustre une tendance de fond : la nécessité pour les entreprises extractives de passer d’une RSE déclarative à une RSE opérationnelle. En apportant des réponses concrètes aux besoins des communautés, accès à des infrastructures, sécurité scolaire, aide sociale, Silma mining inscrit son action dans le quotidien des populations.
Créée en juillet 2022, Silma mining s’inscrit dans le segment de l’exploitation semi-industrielle de l’or. Mais au-delà de l’extraction, la société, dirigée par Kouamé Landry, revendique une doctrine claire : faire du développement local un pilier indissociable de ses activités. « Chaque projet minier doit générer un impact social mesurable », affirme le dirigeant, qui entend rompre avec l’image d’une industrie extractive déconnectée des réalités communautaires.