L’Assemblée nationale a accueilli une Session d’orientation des Parlementaires sur leur rôle dans la mise en œuvre des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. Organisée par le Conseil national des Droits de l’Homme (Cndh) et financée par la Fondation Friedrich Naumann, cette session tenu le mercredi 26 juin avait pour objectif d’instruire les députés et sénateurs sur « le rôle de l’entreprise et les Droits de l’Homme ».
Namizata Sangaré, présidente du Cndh, a ouvert la session en soulignant l’importance de cette initiative, alignée sur le mandat du Cndh et les principes directeurs sur les droits de l’Homme et les entreprises. Elle a précisé que cette session vise à vulgariser ces principes et à définir le rôle crucial des parlementaires dans leur mise en œuvre. La Côte d’Ivoire, selon elle, a déjà pris des mesures significatives pour promouvoir des pratiques commerciales respectueuses des droits de l’Homme. Cela inclut la participation à des initiatives comme les Principes volontaires sur la sécurité et les droits de l’Homme et l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie), ainsi que la ratification de conventions internationales pertinentes.
La Côte d’Ivoire, selon elle, a déjà pris des mesures significatives pour promouvoir des pratiques commerciales respectueuses des droits de l’Homme.

Malgré ces efforts, des défis importants persistent. Parmi ceux-ci figurent l’appropriation des Principes directeurs par les parties prenantes, la prévention et la réduction des violations des droits de l’homme impliquant des entreprises, et l’amélioration des mécanismes de réparation en cas de violations. Le Cndh, fidèle à son rôle, a initié diverses activités de formation, de sensibilisation et de plaidoyer pour améliorer l’accès aux voies de recours pour les victimes d’abus en lien avec les activités des entreprises.
Namizata Sangaré a également annoncé que la Côte d’Ivoire se prépare à adopter un Plan d’Actions National (Pan) sur les entreprises et les droits de l’Homme. Elle a rappelé que le Cndh, en tant qu’institution nationale des Droits de l’Homme (Indh), est un acteur clé des Principes de Belgrade adoptés en 2012, qui régissent les relations entre les parlements et les Indh.
Namizata Sangaré a également annoncé que la Côte d’Ivoire se prépare à adopter un Plan d’Actions National (Pan) sur les entreprises et les droits de l’Homme.
Magloire N’Dehi, Chef de Bureau de la Fondation Friedrich Naumann, a quant à lui rappelé les trois piliers fondamentaux des Principes directeurs des Nations Unies adoptés en 2011 : le devoir de l’État de protéger les droits de l’homme, la responsabilité des entreprises de respecter les droits de l’homme, et l’accès des victimes à des recours effectifs. Il a souligné que ces principes offrent une base commune permettant à toutes les parties prenantes, y compris les gouvernements, les entreprises et la société civile, de s’engager de manière constructive et coopérative.
Cette session marque une étape importante dans l’engagement de la Côte d’Ivoire à renforcer les droits de l’homme dans le cadre des activités commerciales, en misant sur la sensibilisation et la formation des législateurs pour une mise en œuvre effective des Principes directeurs des Nations Unies.
