Le quartier d’Anoumanbo, au cœur de la commune de Marcory, a vibré au diapason de la fraternité le samedi 14 mars 2026. Sous l’impulsion de l’association des « Meilleurs Natifs de Juillet », une importante caravane de solidarité a sillonné les lieux de culte, apportant un soutien concret aux fidèles en cette période exceptionnelle où carême chrétien et Ramadan musulman se rejoignent dans un même élan de foi.
Le périple de la solidarité a débuté à la Paroisse Saint-Pierre d’Anoumanbo. Reçus par le curé Akpossan Akpossan Jean Stanislas, les membres de l’association ont remis d’importants lots de vivres destinés à soutenir les fidèles dans leur cheminement spirituel. Le père Stanislas s’est félicité de cette initiative, rappelant que le carême est, par essence, le temps de la prière et de l’ouverture aux autres. « Les vivres reçus ne resteront pas ici ; nous allons les redistribuer aux plus démunis de notre communauté », a-t-il assuré, saluant la noblesse du geste.
Les vivres reçus ne resteront pas ici ; nous allons les redistribuer aux plus démunis

Le cap a ensuite été mis sur la Mosquée Magic System d’Anoumanbo. Dans la ferveur du mois sacré de Ramadan, l’Imam Sawadogo Abdoul Karim a accueilli les donateurs avec une profonde gratitude. Pour le guide religieux, cet acte de bienfaisance arrive à point nommé et témoigne d’une foi agissante. Il a souligné que toute action solidaire menée durant ce mois saint est source de grandes bénédictions, avant de formuler des prières pour la prospérité des membres de l’organisation.
Toute action solidaire menée durant ce mois saint est source de grandes bénédictions

Composés de riz, de sucre, de lait, de thé et de packs d’eau, ces dons symbolisent, selon Franck Brabré, président de l’association, un engagement citoyen qui dépasse le simple cadre caritatif. Il a précisé que cette action sociale est devenue une tradition annuelle pour les « Natifs de Juillet », avec pour ambition de parcourir les différentes communes d’Abidjan pour renforcer le tissu social.
Cette journée de fraternité s’est achevée en apothéose à Koumassi, autour d’une rupture collective. Ce moment de partage, empreint de convivialité, a permis aux membres de l’association et aux bénéficiaires de fraterniser sans distinction de culte, offrant ainsi une belle leçon de cohésion sociale et de vivre-ensemble à l’ivoirienne.
