Afrique du Sud : l’économie sud-africaine en perte de vitesse à quelques jours des élections

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Alors que plus de 27 millions d’électeurs se rendront dans les urnes ce 29 mai pour des élections générales qui pourraient voir l’ANC (African National congress) perdre sa majorité, la question économique qui capitalise l’un des enjeux majeurs du pays subit coup sur coup après que plusieurs sociétés internationales ont émis la volonté de se retrancher du pays.

L’économie sud-africaine se heurte en ce moment à une série de mauvaises nouvelles

Mardi 14 mai, le géant minier Anglo-Américan a annoncé son intention de vendre sa célèbre société de diamants De Beers, après avoir rejeté l’OPA de son concurrent australien BHP. L’entreprise diamantaire avec une existence de 107 ans se sépare également de ses activités de platine, explique CNBC Africa.

Une affaire qui suscite l’attention des autorités sud-africaine car à en croire The Guardian, le pays est le principal actionnaire d’Anglo Américan. Raison pour laquelle le ministre des mines sud-africain, Gwede Mantashe, a ainsi déclaré son soutien au plan de restructuration.

Des désinvestissements en cascade

Le géant du diamant n’est pas le seul à prendre une telle décision car d’autres multinationales ont également décidé de quitter le pays. Le 7 mai, BNP Paribas a ainsi annoncé la fermeture de sa banque de financement et d’investissement en Afrique du sud. Comme si cela ne suffisait pas, la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise Shell se désengage également de l’Afrique du sud, a révélé Reuters, le 6 mai. Plus précisément, le géant du pétrole cède sa participation majoritaire dans la société sud-africaine Shell Downstream SA (SDSA). Selon Reuters, l’un des principaux actifs de la SDSA est la plus grande raffinerie d’Afrique du sud située dans la ville portuaire de Durban. Mais celle-ci n’est plus opérationnelle depuis 2022.

Le 7 mai, BNP Paribas a ainsi annoncé la fermeture de sa banque de financement et d’investissement en Afrique du sud. Comme si cela ne suffisait pas, la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise Shell se désengage également de l’Afrique du sud, a révélé Reuters, le 6 mai.

Une économie fragilisée

Avec tant de mauvaises nouvelles que connait actuellement l’Afrique du sud, l’économie du pays semble plus que touchée, sans oublier les éprouvantes épreuves que connait celui-ci au cours de ces dernières années. ‘’Pandémie mondiale, les pires troubles civils depuis l’apartheid en juillet 2021, les répercussions de la guerre en Ukraine dans différents domaines, les graves inondations au Kwazulu- Natal en 2022, les pannes d’électricité interminables et les contraintes logistiques persistantes…’’ l’énumération du Daily Maverick illustre parfaitement la fragilité de cette économie profondément à la traine.

Une fragilité économique accentuée par un climat d’instabilité politique qui n’encourage guère les investisseurs internationaux à la recherche de la stabilité pour pouvoir investir. Les émeutes de juillet 2021, déclenchées par l’emprisonnement de l’ancien président Jacob Zuma pour outrage au tribunal ont à priori laissé des séquelles. Elles avaient coûté la vie à plus de 330 personnes et causés des dégâts estimés à plus de 3,13 millions d’euros rappelait le Daily Maverick dans un autre article.

Une fragilité économique accentuée par un climat d’instabilité politique qui n’encourage guère les investisseurs internationaux à la recherche de la stabilité pour pouvoir investir. Les émeutes de juillet 2021, déclenchées par l’emprisonnement de l’ancien président Jacob Zuma pour outrage au tribunal ont à priori laissé des séquelles.

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