Le 26 décembre 2024 restera une date marquée par un incident tragique survenu à l’aéroport de Sanaa, au Yémen. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, a survécu à une attaque aérienne attribuée à l’armée israélienne. L’attaque a causé la mort de deux personnes et blessé un membre de l’équipage de l’OMS.
Dr. Tedros se trouvait au Yémen pour une mission critique visant à négocier la libération de fonctionnaires de l’ONU retenus en otage, ainsi que pour évaluer la situation humanitaire dans ce pays ravagé par la guerre. Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), il a décrit les dégâts causés par l’attaque : « La tour de contrôle du trafic aérien, la salle d’embarquement, située à quelques mètres de l’endroit où nous nous trouvions, et la piste d’atterrissage ont été endommagées ». Il a également assuré que lui et ses collègues étaient sains et saufs, tout en soulignant que les dégâts à l’aéroport retarderont leur départ.
Un appel à la fin des violences
L’incident a suscité une vive émotion au sein des institutions humanitaires. L’OMS et l’UNICEF ont exprimé leurs condoléances aux familles des victimes et réitéré leurs appels à la fin des violences. Elles ont également rappelé que les travailleurs humanitaires ne doivent en aucun cas être des cibles.
Pour sa part, le Programme alimentaire mondial (PAM) s’est dit « profondément préoccupé » par l’impact de cette attaque sur les opérations humanitaires. L’incident a blessé un membre du personnel aérien sous contrat avec le PAM, qui est actuellement en cours de traitement médical. Le PAM a dénoncé cette attaque sur X, rappelant que « l’UNHAS est une bouée de sauvetage essentielle pour la communauté humanitaire au Yémen et dans le monde entier ».
L’OMS et l’UNICEF ont exprimé leurs condoléances aux familles des victimes et réitéré leurs appels à la fin des violences.

Une mission perturbée
La mission du Dr. Tedros, qui devait également inclure une évaluation des besoins humanitaires sur le terrain, est gravement perturbée. Les infrastructures de l’aéroport doivent être réparées avant que l’équipe de l’OMS puisse repartir.
En dépit de cet incident, l’OMS a réitéré son appel à la libération immédiate des otages de l’ONU et a insisté sur l’importance de protéger les acteurs humanitaires dans les zones de conflit. L’UNICEF a également apporté son soutien en déclarant : « Nos pensées accompagnent les familles des victimes. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés ».
Cet événement tragique rappelle une fois de plus les dangers auxquels sont confrontés les humanitaires dans des contextes de conflit. L’attaque sur l’aéroport de Sanaa soulève des questions urgentes sur la nécessité d’un respect accru du droit humanitaire international, afin de garantir la sécurité des opérations humanitaires dans le monde entier.
« Nos pensées accompagnent les familles des victimes. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés ».