Burkina Faso : le Président Capitaine Ibrahim Traoré juge « infondées » et « mensongères » les rumeurs de grogne

3 min de lecture
La Capitaine Ibrahim Traoré

Depuis l’incident des tirs proches de la télévision nationale du Burkina Faso, le 12 juin dernier, imputé à une mauvaise manipulation d’arme d’un militaire de la garde républicaine, des rumeurs sur une grogne de l’armée Burkinabé a inondé les réseaux sociaux.

D’après les relais de personnes beaucoup actives sur l’actualité du Burkina Faso sur les réseaux sociaux, cet acte non isolé serait la preuve d’un malaise dans l’armée. Et que le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré aurait quitté le palais et se serait réfugié dans un pays voisin. Quelques heures plus tard, l’on a pourtant aperçu le chef de l’Etat à une opération de don de sang au palais de Koulouba, le 14 juin dernier à l’occasion de la journée mondiale de don de sang. Puis participer à la prière de la tabaski auprès de quelques fidèles musulmans en fin de cette semaine dernière. Ce pour rassurer les populations et faire taire ces allégations.

D’après les relais de personnes beaucoup actives sur l’actualité du Burkina Faso sur les réseaux sociaux, cet acte non isolé serait la preuve d’un malaise dans l’armée

Le communiqué de la présidence Burkinabé
Le communiqué de la présidence Burkinabé

Face à cette situation susceptible de créer une psychose au sein de l’opinion nationale, l’armée est montée au créneau.

En effet, dans un communiqué daté du mardi 18 juin 2024, le chef de l’Etat burkinabé a tenu à rassurer ces concitoyens et préciser que ces informations distillées sur les réseaux sociaux sont « infondées » et « mensongères », attribuées à des « groupuscules mal intentionnées, aux desseins funestes ».

Par ailleurs, à l’instar du Burkina Faso, le Niger, également dirigé par une junte militaire membre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) avec le Mali depuis le 23 novembre 2023 après leur retrait de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), fait face à des « attaques » de contre information sur les réseaux sociaux dans sa lutte contre le terrorisme dans le Sahel.

Face à cette situation susceptible de créer une psychose au sein de l’opinion nationale, l’armée est montée au créneau.

Ce qui a poussé le Général Tiani, chef de l’Etat du Niger à travers le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme nigérien à prendre de nouvelles dispositions de la peine de prison pour des infractions de nature électronique dont injures, diffamation et diffusion des données de nature à troubler l’ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine.

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *