Changement de langage au sommet de l’Etat du Burkina Faso dirigé par la junte militaire. Désormais, les thèmes « junte militaire », « chef de la Transition » pour désigner l’homme fort actuel au pouvoir, le Capitaine Ibrahim Traoré devront disparaitre au sein du gouvernement et en Conseil de ministre.
Ainsi en ont décidé les autorités avec à leur tête le Premier ministre, Maitre Apollinaire Kyélem de Tambèla. Dans un communiqué intitulé : « harmonisation des pratiques légistiques induites par la charte de la Transition modifiée du 25 mai 2024 », le chef du gouvernement a confirmé « cette version modifiée » induisant « des changements dans les pratiques légistiques qu’il convient d’harmoniser », conformément à la Charte de la Transition du 14 octobre 2023.
Dans un communiqué intitulé : « harmonisation des pratiques légistiques induites par la charte de la Transition modifiée du 25 mai 2024 », le chef du gouvernement a confirmé « cette version modifiée » induisant « des changements dans les pratiques légistiques qu’il convient d’harmoniser », conformément à la Charte de la Transition du 14 octobre 2023.

De fait, le Premier ministre a précisé qu’en lieu et place des thèmes, « Président de la transition, chef de l’Etat, président du Conseil des ministres », il faudra utiliser dorénavant « Président du Faso, chef de l’Etat, Président du Conseil des ministres ».
De fait, le Premier ministre a précisé qu’en lieu et place des thèmes, « Président de la transition, chef de l’Etat, président du Conseil des ministres », il faudra utiliser dorénavant « Président du Faso, chef de l’Etat, Président du Conseil des ministres ».
Si l’harmonisation des pratiques légistiques induites par la charte de la Transition passe au sein du gouvernement et sans doute progressivement dans les heures voire les jours à venir chez les différentes classes sociales au Burkina Faso, il n’est pas évident qu’elle passe dans la sous-région, notamment avec la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEEAO) d’où est sorti le pays des Hommes Intègres pour intégrer l’Alliance des Etats du Sahel (AES) aux côtés du Mali et du Niger, depuis novembre 2023. Car la CEDEAO et la France l’ancienne puissance coloniale ne reconnaissent pas le régime militaire au pouvoir et exigent un retour à l’ordre constitutionnel.