Les autorités burkinabés ont annoncé l’interdiction des activités de vente de Qnet sur l’ensemble du territoire national. Cette décision a été prise en raison du caractère « illégal » des activités de Qnet et des « risques réels » qu’elles représentent pour les souscripteurs et la population.
D’après le gouvernement du Faso, les activités de Qnet reposent sur un système de vente pyramidale, proposant des produits et services avec des promesses de gains irréalisables et flatteurs, constituant ainsi une source d’enrichissement illicite au détriment de la population. « Il nous a été donné de constater la prolifération de certaines formes de vente par réseau exercé par les représentants de Qnet au Burkina Faso », ont dénoncé les autorités.
Il nous a été donné de constater la prolifération de certaines formes de vente par réseau exercé par les représentants de Qnet au Burkina Faso

Le gouvernement a alerté le public sur la nécessité d’observer une grande prudence et vigilance face à ces cas d’escroquerie, et a menacé de poursuites judiciaires toute personne enfreignant cette décision. « En tout état de cause, tout contrevenant à cette mesure s’expose à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur. Le Gouvernement sait compter sur la collaboration et la compréhension de tous, pour le respect des termes du présent communiqué », a-t-il ajouté.
Originaire de Hong Kong et présent dans plus de 25 pays, Qnet se présente comme une entreprise leader dans le domaine du bien-être et du style de vie, utilisant un modèle commercial de vente directe et pyramidale, alimenté par le commerce électronique. Cependant, plusieurs pays ont interdit les activités de Qnet sur leur territoire, notamment les États-Unis, le Canada et l’ensemble des pays de l’Union Européenne.
En tout état de cause, tout contrevenant à cette mesure s’expose à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur. Le Gouvernement sait compter sur la collaboration et la compréhension de tous, pour le respect des termes du présent communiqué.
En Afrique, le Cameroun, le Ghana, le Nigeria, l’Afrique du Sud, et le Rwanda ont également banni Qnet de leurs territoires. Au Ghana, plusieurs responsables de Qnet ont été reconnus coupables et condamnés pour activités illicites et mafieuses, selon des informations relayées par la presse.
La vigilance et la prudence sont donc de mise pour la population burkinabé face à cette interdiction, et le gouvernement espère une adhésion totale à cette mesure pour protéger les citoyens contre les risques associés à Qnet.