L’ONG Actions pour la Protection des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire (APDH-CI) a salué la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), annoncée le 6 mai 2026 à l’issue du Conseil des ministres. Dans une déclaration rendue publique à Abidjan, l’organisation de défense des droits humains considère cette décision comme une avancée majeure dans le processus de réforme du système électoral ivoirien.
Pour l’APDH-CI, cette dissolution répond à une revendication portée depuis plusieurs années par de nombreux acteurs de la société civile et de la classe politique, en faveur d’un organe électoral « crédible, impartial et consensuel ». L’organisation estime qu’il s’agit d’une « opportunité historique » pour restaurer la confiance entre les citoyens, les institutions et les acteurs politiques à travers la mise en place d’un cadre électoral fondé sur la transparence, l’indépendance et l’inclusivité.
Dans son analyse, l’ONG souligne toutefois que cette transition doit être conduite dans le strict respect des principes constitutionnels ainsi que des engagements internationaux de la Côte d’Ivoire. Elle invite les autorités ivoiriennes à ouvrir « sans délai » un dialogue républicain inclusif réunissant le gouvernement, les partis politiques et les organisations de la société civile afin de définir les contours du futur organe électoral.
Dans son analyse, l’ONG souligne toutefois que cette transition doit être conduite dans le strict respect des principes constitutionnels ainsi que des engagements internationaux de la Côte d’Ivoire
L’APDH-CI insiste également sur l’urgence de tirer les leçons des crises électorales passées qui ont profondément marqué le pays. Selon l’organisation, la consolidation de la paix et de la stabilité passe nécessairement par la mise en place d’institutions électorales crédibles et acceptées de tous.
« Aucune stabilité durable ne peut être obtenue sans institutions crédibles », rappelle l’organisation dans sa déclaration, tout en plaidant pour un processus électoral capable de prévenir les violences et les tensions récurrentes observées lors des précédentes échéances électorales.
L’ONG réaffirme par ailleurs sa disponibilité à accompagner le processus de réforme électorale et la mise en place d’un nouvel organe indépendant chargé des élections. Pour son président, Abraham Yaurobat, cette réforme représente un tournant décisif pour la consolidation de l’État de droit et le renforcement de la démocratie en Côte d’Ivoire.
À travers cette prise de position, l’APDH-CI appelle ainsi à une refondation consensuelle du système électoral ivoirien afin de garantir, à l’avenir, des élections apaisées, transparentes, crédibles et exemptes de violence.
L’ONG réaffirme par ailleurs sa disponibilité à accompagner le processus de réforme électorale et la mise en place d’un nouvel organe indépendant chargé des élections.