Guerre à Gaza : Au-delà de la terreur et de la panique, le Hamas l’offensive du gouvernement israélien sur Rafah

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Malgré les objections internationales, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis de lancer l’offensive sur Rafah, quelle que soit l’issue des négociations. L’armée israélienne a affirmé lundi qu’elle était indispensable pour « détruire les quatre derniers bataillons » du Hamas dans la bande de Gaza.

Dans cette perspective, elle a affirmé avoir commencé lundi « une opération d’ampleur limitée pour évacuer temporairement les personnes résidant dans l’est de Rafah », estimant à « environ 100.000 » le nombre de personnes concernées.

Dans des tracts largués sur les quartiers est de Rafah, l’armée israélienne a averti qu’elle « s’apprête à agir avec force contre les organisations terroristes » et demandé aux habitants « d’évacuer immédiatement vers la zone humanitaire élargie d’al-Mawasi », à une dizaine de kilomètres de Rafah.

L' »évacuation massive » d’une partie de la population de Rafah est « impossible » à faire de façon « sûre », a souligné le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, alors que le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme jugeait « inhumain » l’ordre d’évacuation.

Dans le même temps, plusieurs capitales, dont Washington, Ryad, Amman ou Paris ont répété leur opposition à l’offensive sur Rafah. Dans un entretien téléphonique, le président américain Joe Biden a réitéré lundi sa « position claire » à M. Netanyahu contre toute offensive à Rafah, selon la Maison Blanche.

L' »évacuation massive » d’une partie de la population de Rafah est « impossible » à faire de façon « sûre », a souligné le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, alors que le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme jugeait « inhumain » l’ordre d’évacuation.

Cet ordre d’évacuation à Rafah « laisse présager le pire: davantage de guerre et de famine. C’est inacceptable », a aussi lancé le chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a récemment prévenu que le nord de la bande de Gaza était frappé par une « véritable famine », qui progresse vers le sud du territoire palestinien.

L’Autorité palestinienne, qui siège en Cisjordanie occupée, a appelé Washington à empêcher un « massacre ». Après l’annonce du Hamas, l’armée israélienne, qui a dit avoir frappé lundi plus de « 50 cibles terroristes » à Rafah, a indiqué maintenir son appel à l’évacuation.

Selon l’armée israélienne, « des hôpitaux de campagne, des tentes et un volume croissant de nourriture, d’eau, de médicaments et autres » sont installés à Al-Mawasi. Mais des habitants et des organisations humanitaires décrivent des secteurs déjà surpeuplés ou détruits après sept mois de guerre.

L’Autorité palestinienne, qui siège en Cisjordanie occupée, a appelé Washington à empêcher un « massacre ». Après l’annonce du Hamas, l’armée israélienne, qui a dit avoir frappé lundi plus de « 50 cibles terroristes » à Rafah, a indiqué maintenir son appel à l’évacuation.

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César Kouamé est un journaliste ivoirien engagé, spécialisé dans les questions d’intérêt public, notamment l’environnement, le climat et les dynamiques sociales en Afrique de l’Ouest. Fort d’une expérience en journalisme de terrain et en enquêtes transfrontalières, il a collaboré avec plusieurs médias de référence et occupe des fonctions éditoriales stratégiques. Actuellement rédacteur en chef et fondateur du média en ligne papot.net, il œuvre pour une information indépendante, accessible et orientée vers l’impact. Son travail s’inscrit dans une démarche de promotion de la transparence, du développement durable et des Objectifs de développement durable (ODD). Lauréat de programmes internationaux, il s’investit également dans des initiatives panafricaines visant à renforcer le journalisme d’investigation et l’innovation dans les médias.
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