Deux Israéliens, Maor Kringel (27 ans) et Tal Amram (26 ans), réservistes de Tsahal, sont accusés d’avoir collaboré avec des agents iraniens et font face à des charges particulièrement graves. Kringel est poursuivi pour aide à l’ennemi en temps de guerre et transmission d’informations sensibles à des fins hostiles à la sécurité nationale. Amram est, lui, accusé de contacts avec un agent étranger.
Selon l’acte d’accusation, Maor Kringel aurait, de la mi-2024 jusqu’à son arrestation en août 2025, entretenu des contacts réguliers avec des agents opérant pour le compte de l’Iran. En échange de paiements en cryptomonnaie, il aurait transmis l’emplacement de sites sensibles israéliens (ports, centres commerciaux, bâtiments publics, institutions judiciaires et bases militaires). Il aurait également profité de son service de réserve pour filmer et photographier des installations stratégiques, y compris le siège du Shin Bet, le service de sécurité intérieure.
Des liens présumés avec l’Iran pour des opérations de sabotages
Toujours selon l’accusation, il aurait reçu la proposition d’assassiner son supérieur militaire pour 100 000 shekels et des instructions pour rencontrer ses contacts iraniens en Turquie et en Azerbaïdjan.
Début 2025, Kringel aurait tenté de recruter d’autres Israéliens, dont Tal Amram. Ce dernier aurait transmis une vidéo prise depuis son domicile, accepté une mission de graffitis et, avec Kringel, brûlé des uniformes de Tsahal dans une forêt près de Holon sur ordre des agents iraniens.
Une « dangerosité extrême »
Dans sa demande de détention provisoire, le parquet souligne la « dangerosité extrême » des deux accusés, aggravée par le contexte de guerre sur plusieurs fronts et leur initiative présumée d’entrer volontairement en contact avec des agents hostiles. Le tribunal doit encore statuer sur leur maintien en détention jusqu’à la fin de la procédure judiciaire.