Le 18 septembre 2024, Anne-Désirée Ouloto, ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration, a officiellement lancé les épreuves des concours d’entrée à l’École nationale d’Administration (Ena) pour l’année 2025. Cet événement, marquant une étape cruciale pour l’administration ivoirienne, s’est déroulé dans une ambiance de rigueur et de discipline.
Des concours adaptés aux besoins des administrations
Au cours de sa visite dans les salles de composition, Anne Ouloto a tenu à exprimer sa gratitude aux candidats pour leur engagement et leur participation. Elle a souligné que ces concours sont organisés chaque année en fonction des besoins exprimés par les administrations publiques ivoiriennes. « Selon les besoins exprimés par les administrations, l’Ena ouvre ses portes à tous les candidats, que ce soit pour les concours directs ou les concours professionnels », a-t-elle déclaré.
Cette année, l’Ena propose des concours dans plusieurs filières, permettant ainsi de répondre à la demande croissante de personnel qualifié dans le secteur public.
Un engagement pour l’excellence et l’intégrité
En tant que ministre en charge de la Modernisation de l’Administration, Anne Ouloto a insisté sur l’importance de maintenir l’Ena comme un établissement d’élite, formant les futurs leaders de l’administration publique. « Je suis venue rappeler aux candidats et aux organisateurs la nécessité de garantir la rigueur et la discipline pour que l’Ena reste un modèle de formation de l’élite nationale », a-t-elle affirmé. Elle a également souligné l’importance d’une supervision stricte des concours pour préserver la transparence et l’intégrité des processus de recrutement.
« Je suis venue rappeler aux candidats et aux organisateurs la nécessité de garantir la rigueur et la discipline pour que l’Ena reste un modèle de formation de l’élite nationale », a-t-elle affirmé.
Gratuité des concours : une priorité absolue
Lors de son discours, la ministre a tenu à dissiper toute rumeur concernant d’éventuels frais d’inscription. « Aucune somme n’est demandée à tout candidat voulant entrer à la Fonction publique ou à l’Ena. Nous surveillons ces concours avec une attention particulière, car l’image du gouvernement en dépend. Seuls les plus méritants seront retenus », a-t-elle martelé, rappelant la vision du président Alassane Ouattara d’une administration publique performante et ouverte à tous les citoyens ivoiriens.
Des étapes décisives pour les candidats
Narcisse Thomas Yessoh Sépy, directeur général de l’Ena, a présenté les différentes phases des concours en cours. « Nous sommes actuellement à la deuxième étape, celle de l’admissibilité, qui est cruciale car elle précède l’oral devant les grands jurys », a-t-il expliqué. Les candidats, qu’ils postulent pour les cycles supérieurs ou via des concours directs, devront affronter des épreuves variées allant de la note de synthèse aux questions sur la vie constitutionnelle et administrative, ainsi que sur les enjeux économiques et sociaux.
Narcisse Thomas Yessoh Sépy, directeur général de l’Ena, a présenté les différentes phases des concours en cours. « Nous sommes actuellement à la deuxième étape, celle de l’admissibilité, qui est cruciale car elle précède l’oral devant les grands jurys ».
Au total, plus de 1 300 candidats participent aux épreuves pour le cycle supérieur professionnel, tandis que plus de 3 500 candidats concourent pour les cycles directs. Le processus de sélection se poursuivra jusqu’au 26 septembre 2024, et les résultats seront attendus pour la fin du mois d’octobre ou le début de novembre.
Des innovations dans les concours
Cette année, plusieurs innovations ont été introduites, notamment pour les concours des cycles moyens. « L’épreuve d’histoire et de géographie a été fusionnée en une seule épreuve : la connaissance du monde contemporain. Désormais, les candidats des cycles moyens composent en deux matières sur une seule journée », a précisé le directeur général. De plus, des corrections assistées par ordinateur ont été mises en place pour certaines épreuves du premier tour, tandis que des corrections manuelles plus traditionnelles seront utilisées au second tour.
Avec ces nouvelles mesures, l’Ena continue d’évoluer pour garantir un recrutement efficace et équitable, en phase avec les exigences contemporaines de l’administration publique ivoirienne.