Le Sénat a adopté à l’unanimité, ce mardi 9 décembre 2025, le projet de loi portant règlement du budget de l’État pour l’année 2024, présenté par le Ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, envoyé spécial du Chef de l’État. Ce vote marque l’ultime étape du cycle budgétaire et scelle définitivement la gestion financière de l’exercice 2024, conformément à la Constitution et à la loi organique relative aux finances publiques.
En déposant ce texte devant la Commission des Affaires économiques et financières (CAEF), le Ministre a rappelé que la loi de règlement permet de rendre compte de l’exécution du budget, d’apprécier la sincérité des opérations et de procéder à l’arrêt définitif des comptes de l’État.
Le Ministre Adama Coulibaly a indiqué que l’exécution du budget 2024 s’est déroulée dans un environnement international encore marqué par les tensions géopolitiques persistantes en Ukraine et au Proche-Orient, qui ont alimenté l’inflation mondiale et perturbé les chaînes d’approvisionnement. Toutefois, malgré ce contexte difficile, la croissance mondiale s’est établie à 3,2 %, tandis que la zone UEMOA a enregistré une progression de 6,2 % de son PIB.
La croissance mondiale s’est établie à 3,2 %, tandis que la zone UEMOA a enregistré une progression de 6,2 % de son PIB.

En Côte d’Ivoire, la dynamique économique est demeurée solide grâce à la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2021-2025), du Programme social du Gouvernement et du Programme Jeunesse. La croissance nationale a atteint 6 % en 2024, soutenue par l’entrée en production de nouveaux gisements miniers et pétroliers, la bonne tenue du secteur des services et la baisse de l’inflation, conséquence des mesures engagées contre la cherté de la vie.
L’année a également été marquée par l’organisation réussie de la 34ᵉ Coupe d’Afrique des Nations, remportée par les Éléphants, un événement qui a eu un impact économique majeur et renforcé la cohésion nationale.
La croissance nationale a atteint 6 % en 2024, soutenue par l’entrée en production de nouveaux gisements miniers et pétroliers

Sur le plan sécuritaire, les efforts engagés par le Gouvernement ont permis une amélioration significative : l’indice général de sécurité est passé de 6,8 en 2012 à 1,2 en 2024, soit une diminution de 82 %, confirmant les avancées en matière de défense et de sécurisation du territoire.
Par ailleurs, des ajustements budgétaires ont été opérés en cours d’exercice afin d’intégrer de nouvelles ressources extérieures et de financer des projets prioritaires. Le budget final s’établit ainsi à 13 837,5 milliards FCFA, contre 13 720,7 milliards FCFA initialement prévus. La ratification de ces ajustements fait partie intégrante du projet de loi adopté par le Sénat.
À l’issue du vote, le Ministre Adama Coulibaly s’est félicité de l’adhésion totale des parlementaires : « Nous sommes entièrement satisfaits parce que le quitus a été donné à l’unanimité. Cela traduit la bonne gestion des finances publiques et permet de clôturer définitivement la gestion 2024. » Il a également salué la qualité et la transparence des échanges menés avec les sénateurs.