Manifestations à l’université : le Tribunal de Yopougon clarifie ce qui alimente la colère de la Fesci

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Protestation de la Fesci à l'Université

L’Université Félix Houphouët Boigny à Cocody a été le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et des étudiants de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), ce jeudi 1er et vendredi 2 août 2024. Ces échauffourées ont créé une tension électrique au sein du temple du savoir et causé l’interruption de soutenances de thèses de doctorat, a-t-on appris.

Dans un communiqué rendu public, le Secrétaire Général du principal syndicat des étudiants en Côte d’Ivoire, Sié Kambou, a expliqué que ce mouvement de protestation fait suite au refus des autorités judiciaires de libérer deux étudiants de l’Université FHB incarcérés depuis deux mois. Celui-ci a haussé le ton et indiqué poursuivre les manifestations jusqu’à leur libération totale.

De leur côté, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, par la voix du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Yopougon, Kanga Yao, a tenu à recadrer la FESCI sur ses accusations.

De leur côté, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, par la voix du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Yopougon, Kanga Yao, a tenu à recadrer la FESCI sur ses accusations

Le communiqué qui clarifie tout
Le communiqué qui clarifie tout

« Un communiqué paru dans la presse et émanant de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) fait état de ce que des étudiants auraient été injustement incarcérés et que les autorités judiciaires refuseraient de les mettre en liberté, et ce, en dépit des demandes incessantes de cette Fédération. Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Yopougon tient à apporter les éclaircissements suivants : Le 04 juin 2024, aux environs de 21 heures, une bagarre rangée a opposé des groupes d’étudiants armés de machettes et gourdins se réclamant de la FESCI à Yopougon Sideci, plus précisément au terminus 40 de la Sotra. Dépêchés sur les lieux, la police a réussi à interpeller quatre des protagonistes, dont deux étaient détenteurs de machettes. Ce sont : Velegba Abdoul Galihou ; Guielbre Ibrahim ; Zakpa Christ Josué Junior ; Irié Bi Tah Calix », a-t-il expliqué.

Le 04 juin 2024, aux environs de 21 heures, une bagarre rangée a opposé des groupes d’étudiants armés de machettes et gourdins se réclamant de la FESCI à Yopougon Sideci, plus précisément au terminus 40 de la Sotra.

La suite du communiqué
La suite du communiqué

Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Yopougon a ensuite situé les responsabilités des étudiants aux mains de la justice : Velegba Abdoul Galihou et Guielbre Ibrahim, tous deux en possession de machettes lors de cette bagarre rangée. Accusés de trouble à l’ordre public et de détention illégale d’arme, ces deux étudiants, qui encourent une peine de prison de trois à cinq ans, ont été déférés au parquet près le Tribunal de Première Instance de Yopougon le 07 juin dernier, et placés sous mandat de dépôt en attente de leur jugement prévu initialement le 31 juillet 2024, puis renvoyé à l’audience du 16 octobre prochain, a souligné l’autorité judiciaire.

Quelle attitude adoptera la FESCI face à ces clarifications de la Justice sur les cas de ces deux étudiants contre qui des charges suffisantes sont retenues ? L’école ivoirienne risque d’être à nouveau perturbée en raison de cette affaire.

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