Sénégal : Amnesty international et la COSEDDH marchent pour la liberté de la presse au Burkina Faso

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Les membre de la Coalition Sénégalaise des Défenseurs de Droits Humains

La Coalition Sénégalaise des Défenseurs de Droits Humains (COSEDDH) et Amnesty International Sénégal ont organisé un rassemblement pacifique, vendredi 21 juin 2024, à Dakar, pour disent-ils protester contre la répression de la liberté de la presse, de la liberté d’opinion et d’expression par la junte militaire au Burkina Faso.

Aussi pour la libération des défenseurs des Droits Humains incarcérés ou enrôlés de force « dans les volontaires de la Défense de la Patrie » parmi lesquels l’avocat et leader de la société civile au Burkina Faso, Guy Hervé Kam détenu depuis le 24 janvier 2024, pour complot contre la sûreté de l’Etat et association de malfaiteurs.

En organisant cette marche pacifique sur le sol sénégalais, la Coalition Sénégalaise des Défenseurs de Droits Humains (COSEDDH) et Amnesty International Sénégal disent exprimer leur solidarité aux peuples burkinabés.

« Il est important que les burkinabés, que les victimes de cette détention arbitraire (…) sentent qu’à Dakar, à Bamako, à Conakry, à Niamey, un peu partout, les gens suivent leur situation et se montrent solidaires et appellent les autorités à faire cesser ce harcèlement contre les voix indépendantes », a déclaré Ousmane Diallo, chercheur Sahel pour Amnesty International, sur les antennes de Radio France International (RFI).

En organisant cette marche pacifique sur le sol sénégalais, la Coalition Sénégalaise des Défenseurs de Droits Humains (COSEDDH) et Amnesty International Sénégal disent exprimer leur solidarité aux peuples burkinabés.

Le communiqué de presse
Le communiqué de presse

Ce, pour interpeller les autorités militaires à respecter les droits humains, la liberté d’expression et à revenir aux principes d’un Etat de droit notamment avec la libération de Guy-Hervé et les autres détenus d’opinion.

Pour rappel, des médias locaux et étrangers ont déjà fait l’objet de suspension au Burkina Faso. Le dernier fait en date de répression de la liberté de la presse est la suspension, le 18 juin dernier, pour six mois, assortie d’une amende de 50 millions de F CFA du média français TV5 Monde Afrique pour avoir diffusé un reportage sur une présumé grogne dans l’armée burkinabé, liée à un incident de tirs proche de la télévision nationale burkinabé, le 12 juin dernier, imputé à un militaire de la Garde Républicaine.

Pour rappel, des médias locaux et étrangers ont déjà fait l’objet de suspension au Burkina Faso. Le dernier fait en date de répression de la liberté de la presse est la suspension, le 18 juin dernier, pour six mois, assortie d’une amende de 50 millions de F CFA du média français TV5 Monde Afrique…

De son côté, la junte militaire avec à sa tête le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, a dénoncé l’impartialité surtout des médias étrangers dans le traitement des informations concernant le Burkina Faso, qui ont tendance à troubler l’ordre public et saper la crédibilité de l’armée. Par le canal du Conseil Supérieur de la Communication, les autorités du Faso ont interpellé l’ensemble des médias à faire preuve de plus de professionnalisme dans le traitement des informations liées à la crise sécuritaire au Burkina Faso.

A noter par ailleurs que le pays des Hommes intègres combat depuis plusieurs années les djihadistes dans le Sahel ainsi que leurs relais sur les réseaux sociaux qui leur mènent à la fois des « batailles » cyber-électroniques.

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