État de droit en Afrique : le Rwanda en tête, la Côte d’Ivoire classée 18e

Le Rwanda occupe la première place du classement africain de l’État de droit en 2026, devant la Namibie et Maurice. La Côte d’Ivoire arrive au 18e rang africain et au 107e rang mondial, selon les données du World Justice Project.

Le Rwanda se positionne en tête du classement africain de l’État de droit en 2026. Selon l’édition 2026 du Rule of Law Index, publiée le 21 octobre par le World Justice Project (WJP), le pays occupe la 40e place mondiale sur 143 pays et territoires évalués. Il devance la Namibie, classée 46e, et Maurice, 48e. Le Botswana et le Sénégal complètent le groupe des cinq premiers pays africains.

La Côte d’Ivoire se classe, pour sa part, au 107e rang mondial. Elle occupe la 18e place parmi les 38 pays africains couverts par l’indice, selon un classement continental reconstitué à partir des positions mondiales des pays. Elle se situe derrière le Burkina Faso, 101e mondial, le Liberia, 103e, et la Tanzanie, 105e. Elle devance toutefois la Zambie, classée 108e.

Le classement africain fait également ressortir les positions du Bénin, 13e sur le continent et 94e mondial, du Sénégal, cinquième en Afrique et 58e mondial, ainsi que du Ghana, septième en Afrique et 62e mondial.

Un indice fondé sur huit critères

Le Rule of Law Index évalue la manière dont les principes de l’État de droit sont appliqués dans les pays étudiés. Le World Justice Project s’appuie sur huit critères : les limites imposées aux pouvoirs publics, l’absence de corruption, l’ouverture du gouvernement, les droits fondamentaux, l’ordre et la sécurité, l’application de la réglementation, la justice civile et la justice pénale.

L’indice repose notamment sur des enquêtes auprès des populations, de juristes et d’experts. Il vise à mesurer l’application concrète des règles de droit et le fonctionnement des institutions, au-delà des textes législatifs.

À l’échelle mondiale, le rapport 2026 relève une dégradation persistante de l’État de droit. Selon le WJP, 62 % des pays et territoires évalués ont enregistré un recul, contre 38 % ayant progressé. L’organisation souligne notamment les difficultés liées aux contre-pouvoirs, à l’ouverture des institutions et à la protection des droits fondamentaux.

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César Kouamé est un journaliste ivoirien spécialisé dans les questions d’intérêt public notamment celles liées à l’environnement, au climat, à la culture et aux dynamiques sociales.
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