Alors que la rentrée universitaire 2026-2027 est en cours, des parents de nouveaux bacheliers confrontés à des difficultés financières demandent au gouvernement d’autoriser une réouverture exceptionnelle des plateformes de préinscription et d’inscription. Leur objectif est de permettre aux candidats qui n’ont pas pu accomplir les formalités dans les délais de poursuivre leurs études supérieures.
Pour plusieurs familles, l’obtention du baccalauréat ne garantit pas encore l’accès à l’université ou aux grandes écoles. Dans certaines localités de l’intérieur du pays, des parents affirment que leurs difficultés financières les ont empêchés d’effectuer les démarches nécessaires à l’orientation de leurs enfants.
À Daloa, Doumbia Yacouba évoque les conséquences de la cherté de la vie sur le budget familial. « Avec la cherté de la vie, il devient difficile de faire face à toutes les dépenses de la famille », témoigne-t-il. Selon les parents mobilisés, la baisse des revenus tirés du cacao, du café et d’autres produits agricoles a également fragilisé certaines familles.
Une dernière chance pour les bacheliers retardataires
Face à cette situation, les parents souhaitent interpeller le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, le Vice-Premier ministre, Téné Birahima Ouattara, ainsi que le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara.
Ils sollicitent une mesure exceptionnelle permettant de rouvrir temporairement les plateformes de préinscription et d’inscription. Cette démarche offrirait aux nouveaux bacheliers concernés la possibilité de régulariser leur situation, dans le respect des conditions que pourrait fixer l’administration.
À Zuénoula, Boli Patricia insiste sur la nécessité de ne pas pénaliser les élèves dont les familles n’ont pas pu faire face aux dépenses liées aux formalités administratives.
« Nous ne demandons pas de contourner les règles, mais d’accorder une nouvelle possibilité à des enfants qui ont réussi au baccalauréat et dont l’avenir ne devrait pas être compromis par les difficultés financières de leurs parents », plaide-t-elle.
La crainte d’une année universitaire compromise
Pour ces familles, l’enjeu est d’éviter que des jeunes ayant obtenu leur baccalauréat restent sans solution pour poursuivre leur formation. À Bouaflé, Kossounou Sylvain exprime cette inquiétude : « Notre inquiétude, c’est de voir nos enfants rester à la maison alors qu’ils ont obtenu leur bac. Nous demandons aux autorités de nous entendre et de leur donner la possibilité de continuer leurs études. »
Les parents espèrent ainsi une réponse des autorités gouvernementales et du ministère de tutelle. Une éventuelle réouverture des plateformes leur permettrait de compléter les formalités manquantes, sous réserve des dispositions retenues par l’administration.
En attendant une décision officielle, leur appel porte sur une mesure de souplesse en faveur des bacheliers retardataires. Pour eux, il s’agit de donner à ces jeunes une possibilité supplémentaire d’accéder à l’enseignement supérieur, malgré les difficultés économiques rencontrées par leurs familles.
