Le gouvernement ivoirien intensifie ses actions en faveur de la protection de l’environnement. Le 27 novembre, au Plateau, le ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique, Jacques Assahouré Konan, a conclu une convention de partenariat avec l’Université Kibio et l’Université Méthodiste de Côte d’Ivoire (Umeci).
Cette initiative vise à intégrer davantage les étudiants dans la lutte contre la dégradation environnementale et à renforcer leur rôle dans la construction d’un développement durable.
À travers cet accord, le ministère souhaite créer un pont solide entre l’État et les milieux universitaires, afin de promouvoir une éducation écologique plus structurée. L’objectif est clair : faire émerger chez les jeunes une conscience environnementale active, capable d’influencer les pratiques individuelles et collectives.
Le ministre Assahouré Konan a dressé un tableau préoccupant de la situation écologique du pays. Selon lui, l’assèchement progressif des cours d’eau, l’irrégularité des pluies et la baisse des rendements agricoles sont les symptômes d’un écosystème fragilisé par des décennies de destruction forestière. La Côte d’Ivoire, rappelle-t-il, est passée de seize millions d’hectares de forêts à moins de trois millions aujourd’hui. Une urgence environnementale qui justifie pleinement l’implication du monde académique.
L’objectif est clair : faire émerger chez les jeunes une conscience environnementale active, capable d’influencer les pratiques individuelles et collectives.

Du côté des partenaires universitaires, l’initiative est accueillie avec enthousiasme. Le professeur Charles Kacou Memel, président de l’Université Kibio, voit dans ce partenariat une opportunité de consolider les acquis de son établissement, engagé depuis 25 ans dans la formation aux métiers de l’environnement. Pour lui, renforcer les capacités des étudiants, jusqu’au niveau doctoral, demeure essentiel si le pays veut anticiper les défis climatiques à venir.
Le professeur René Gnalega, représentant l’Université Méthodiste, a annoncé pour sa part la mise en place de nouvelles filières consacrées à la transition écologique et au développement durable. Ces programmes, élaborés en synergie avec le ministère, seront accompagnés d’initiatives de recherche scientifique et d’une forte implication des étudiants dans des projets nationaux. L’Umeci ambitionne ainsi de devenir un acteur central des politiques environnementales du pays.
Le professeur Charles Kacou Memel, président de l’Université Kibio, voit dans ce partenariat une opportunité de consolider les acquis de son établissement, engagé depuis 25 ans dans la formation aux métiers de l’environnement.

En scellant cette alliance, l’État entend donner un rôle moteur aux institutions privées dans l’édification d’une conscience écologique nationale. Une démarche qui pourrait, à terme, contribuer à bâtir une génération d’écocitoyens mieux préparés face aux enjeux climatiques.
