La cinquième édition du Mignin Festival a été officiellement lancée le jeudi 29 octobre 2026 au Foyer des jeunes de Bonoua. Prévue du 7 au 15 novembre prochain autour du thème « Jeunesse, tradition et stabilité socio-politique », cette manifestation entend faire de la culture un instrument de cohésion sociale et de promotion de la paix.
La culture comme facteur de rapprochement entre les populations. C’est le message défendu par l’honorable Cécile Adje, commissaire générale du Mignin Festival, lors du lancement de la cinquième édition de cet événement culturel à Bonoua.
S’adressant particulièrement aux jeunes, la parlementaire les a invités à renouer avec les valeurs traditionnelles et à s’engager dans la construction d’une Côte d’Ivoire unie et solidaire. Pour elle, la jeunesse, à la fois héritière des traditions et actrice de l’avenir, doit faire preuve de responsabilité, d’initiative et d’ouverture au dialogue, y compris avec les personnes qui ne partagent pas ses opinions.
En établissant un lien entre le festival et la Journée nationale de la paix, Cécile Adje a souligné le rôle de la culture dans le rapprochement des communautés. Elle a rappelé que, malgré les différences politiques, religieuses, régionales et générationnelles, les Ivoiriens partagent une même destinée et doivent préserver la paix.
La commissaire générale a également insisté sur la nécessité de traduire cet engagement dans les comportements quotidiens, notamment par la tolérance, la solidarité, le respect mutuel et le dialogue. Elle a ainsi appelé les populations à faire prévaloir l’intérêt général sur les divisions.
Neuf jours dédiés au patrimoine et aux traditions
Au-delà de son message en faveur de la paix, le Mignin Festival ambitionne de valoriser le patrimoine culturel de Bonoua et les savoir-faire locaux. Du 7 au 15 novembre, plusieurs activités meubleront cette cinquième édition.
Au programme figurent notamment le nettoyage de la source Bagnri Asso, une journée éducative, une cérémonie des Komian, un forum des femmes, un village gastronomique ainsi qu’un panel autour du thème de l’édition. Une journée œcuménique, des activités sportives, une messe d’action de grâce, un concert et diverses animations culturelles sont également annoncés.
À travers ces initiatives, les organisateurs souhaitent favoriser la transmission des savoirs entre générations, tout en offrant une meilleure visibilité aux artisans et aux acteurs culturels.
Le parrain de cette édition, Jean-Paul Amethier, a lui aussi mis l’accent sur la fraternité, qu’il considère comme une valeur essentielle à préserver. « Vivons dans la fraternité, il y a beaucoup de choses à y gagner », a-t-il conseillé aux populations.
Le nom du festival porte d’ailleurs cette ambition. En langue locale, « Mignin » signifie « mon semblable », une expression qui traduit l’esprit de rapprochement, de solidarité et de reconnaissance de l’autre que les initiateurs entendent promouvoir.
Représentant le haut patron de cette édition, Eugène Aka Aouélé, le conseiller régional Daouda Traoré a, pour sa part, invité les populations à s’approprier le festival. Il a encouragé leur mobilisation autour de cette initiative qui entend faire de la culture un cadre de promotion du vivre-ensemble, de la cohésion sociale et de la paix.
