Prévue du 2 au 20 décembre 2026, la Biennale internationale des arts d’Abidjan se veut un espace de promotion culturelle et de valorisation du potentiel agro-touristique ivoirien. Son promoteur, Augustin Kassi Aka, appelle à une mobilisation collective pour assurer la pérennité de l’événement.
La Biennale internationale des arts d’Abidjan (BINA) veut s’inscrire durablement dans le paysage culturel ivoirien. À quelques semaines de sa prochaine édition, prévue du 2 au 20 décembre 2026, son promoteur, Augustin Kassi Aka, lance un appel à la mobilisation des citoyens, des entreprises et des acteurs culturels pour soutenir cette initiative à vocation internationale.
Lors d’une conférence de presse consacrée aux enjeux de la manifestation, il a défendu l’idée que la sauvegarde de la Biennale ne devait pas être considérée comme une affaire personnelle. Pour lui, la continuité de cet événement relève d’une responsabilité collective, compte tenu de ses ambitions culturelles et de son potentiel de rayonnement pour la Côte d’Ivoire.
La BINA entend en effet offrir une plateforme de rencontres entre artistes de différentes nationalités, tout en contribuant à la promotion de la création artistique ivoirienne. Elle porte également une dimension agro-touristique, avec une attention particulière accordée aux richesses du Moronou.
Le Moronou au cœur de la dynamique culturelle
L’un des enjeux de cette édition est de rapprocher la création artistique des territoires et de leurs ressources. L’organisation d’un workshop dans des plantations de cacaoyers à M’Batto, suivi d’une exposition issue de ce travail, illustre cette volonté d’associer art, agriculture et valorisation territoriale.

Cette démarche pourrait contribuer à faire découvrir autrement le patrimoine local et à renforcer l’attractivité de la région. Elle inscrit la Biennale dans une perspective qui dépasse les seuls espaces d’exposition, en ouvrant la création artistique sur les réalités économiques et culturelles des territoires.
Pour Augustin Kassi Aka, la pérennité d’une telle initiative nécessite l’implication de plusieurs catégories d’acteurs. Les citoyens peuvent contribuer à sa visibilité, tandis que les entreprises et les partenaires culturels sont également appelés à prendre part à cette dynamique.
Plusieurs espaces mobilisés à Abidjan
La cérémonie officielle d’ouverture est annoncée pour le 2 décembre 2026 à la Chambre de commerce et d’industrie, au Plateau. Le programme prévoit ensuite des activités dans plusieurs espaces culturels de la capitale économique.
Le Salon officiel doit notamment se tenir à la galerie Houkamy Guyzagn, à la Riviera 2. La Rotonde des arts contemporains et l’Institut français de Côte d’Ivoire, tous deux situés au Plateau, figurent également parmi les lieux retenus pour accueillir les activités de la Biennale.
À travers cette programmation, les organisateurs entendent offrir différents cadres de découverte et de rencontre autour des arts contemporains.
Un appel à la responsabilité citoyenne
Au-delà de la tenue de l’édition 2026, le plaidoyer d’Augustin Kassi Aka pose la question de la continuité des initiatives culturelles en Côte d’Ivoire. Comment assurer leur développement dans le temps et leur permettre de toucher un public plus large ? Pour le promoteur de la BINA, la réponse passe notamment par une appropriation collective.
Le soutien à la Biennale est ainsi présenté comme un engagement en faveur de la culture ivoirienne, de ses artistes et de la visibilité internationale du pays. Reste à traduire cet appel en contributions concrètes afin de donner à cette manifestation les moyens de poursuivre ses ambitions.
