L’Union des Femmes Scientifiques d’Afrique de l’Ouest (UFSAO) a organisé, le 6 novembre 2026, un webinaire consacré à la surveillance génomique en Afrique et à l’approche « One Health ». Cette rencontre internationale a réuni des expertes de plusieurs pays autour des enjeux de santé publique, d’innovation technologique et de souveraineté scientifique du continent.
La surveillance génomique et son rôle dans la prévention des risques sanitaires en Afrique étaient au centre des échanges. À travers cette initiative, l’UFSAO entend mettre en lumière la contribution des femmes scientifiques aux avancées de la recherche et au développement de solutions adaptées aux défis sanitaires du continent.
Plusieurs figures féminines du monde scientifique ont pris part à cette rencontre. Il s’agit notamment de la professeure Florencia Djigma, directrice générale de l’Agence nationale de biosécurité du Burkina Faso, de la Dr Gamou Fall, directrice de recherche à l’Institut Pasteur de Dakar, et de la Dr Edith Nikiema, chercheuse en biochimie et microbiologie.
La modération des échanges a été assurée par la Dr Safiétou Sankhe, chercheuse postdoctorante en virologie à l’Institut Pasteur de Dakar.Leurs expériences et responsabilités ont permis de mettre en évidence la place des femmes dans la production du savoir scientifique et leur capacité à contribuer aux grandes orientations technologiques et sanitaires de l’Afrique.
Les discussions ont également souligné que la surveillance génomique ne se limite pas aux seules sciences biologiques. Elle nécessite la mobilisation de plusieurs disciplines complémentaires. L’intelligence artificielle intervient notamment dans l’analyse et l’interprétation des données, tandis que la bioinformatique et la science des données facilitent l’exploitation des informations génomiques.

Les biotechnologies, les mathématiques, les statistiques et la modélisation jouent également un rôle important dans le diagnostic, le séquençage et l’anticipation des risques sanitaires.Cette approche pluridisciplinaire rejoint le principe « One Health » (Une seule santé), qui considère les liens étroits entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement.
Elle implique ainsi une collaboration entre chercheurs, spécialistes de la santé, experts de l’environnement et professionnels des technologies.La participation de délégations du Burkina Faso, du Sénégal, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire et de la France témoigne de l’intérêt porté à ces questions au-delà des frontières nationales.

Les échanges ont notamment mis en évidence la nécessité pour les pays africains de renforcer leurs capacités scientifiques et technologiques afin de mieux surveiller les menaces sanitaires et de gagner en autonomie dans la production et l’exploitation des données génomiques.À l’issue de la rencontre, la secrétaire générale de l’UFSAO, Caroline Bouda, a exprimé sa reconnaissance aux participantes ainsi qu’à l’ensemble des acteurs engagés dans cette dynamique scientifique.
Ce webinaire constitue une étape dans les activités de l’organisation, qui donne rendez-vous à ses membres et partenaires le 28 novembre 2026 à Abidjan, pour son lancement officiel.À travers cette initiative, l’UFSAO entend fédérer les compétences féminines et promouvoir une science collaborative, au service du développement et de l’avenir de l’Afrique.
